‹ Un dernier GallicanChapitre 22 sur 162 · LES DAMES DE CHARITÉ · texte numérisé non relu

LES DAMES DE CHARITÉ

familles nëcessiteuses, sans honneur et sans ifiœUfs, en élevaient de la sorte uiie quinzaine. A la campagne, les fermiers leis utilisaient le plus vile possible à garder leurs troupeaux. Taus ces pauvres abandonnés ne recevaient, pas plus les uns que les autres, ni instruction, ni éducation. Et pourtant on aurait pu facilement les patronner, dans une ville comme Saumur» et en faire d'honnêtes et habiles ouvriers. Frappées de ces pensées, les Dames de 'Charité réfléchirent sur les moyens à prendre pour atteindre ce but. Elles commencèrent par solliciter d'envoyer assidûment les enfants à la classe gratuite des Sœurs. Efforts inutiles. Si petite que fût la recette d'une journée, la mendicité et quelques services rendus rapportaient davantage aux nourrices. Alors, Mlle Chaloppin s la fille d*un notaire, pensa à fonder une œuvre spéciale : « On fait, en France, ditelle, des quêtes et des associations pour arracher de petits étrangers à Tidolâtrie ; pourquoi ne pas chercher à sauver ceux qu'on voit se perdre près de soi ?» Et la pieuse demoiselle fit part de ses idées à d'autres personnes. Un projet fut formé ; il parut si extraordinaire à celles qui l'avaient élaboré, qu'elles n'osèrent d'abord en parlera M. Bernier.

Vers la fin de 1832, elles se risquèrent toutefois, en feignant la plaisanterie. A leiir grande surprise, le curé écouta sérieusement et déclara qu'il réfléchirait. Trouvant le projet acceptable, malgré de nombreuses difficultés, M. Bernier, pour le mieux étudier, écrivit

1 Décédce religieuse de la Retraite d'Angers, sous le nom de MCmc Saint-Ephrem, le 17 décembre 1873.

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