‹ Un dernier GallicanChapitre 23 sur 162 · L ŒUVRE DES ENFAKTS TROUVÉS · texte numérisé non relu

L ŒUVRE DES ENFAKTS TROUVÉS

les objections : « Qu'on ne croie pas, en lisant ces observations, disait-il, que je désapprouve le projet et que je cherche à le faire abandonner. Je cherche, au contraire, à m'en faire une idée juste, à en comprendre toute l'étendue, afin de le fonder solidement. Je n*incidenterai point sur l'article des 'difficultés pécunières ; je suis convaincu que, si l'œuvre est entreprise avec un courage généreux et une sainte confiance en Dieu, les ressources viendront. Ce que je crains plutôt, c'est qu'on manque des vertus nécessaires pour la faire prospérer, mais je puis assurer que je n'ai jamais rien entrepris avec plus de confiance b.

Une personne de la paroisse s'offrait comme gardienne des enfants : c'était Justine Leguay, âgée d'environ trente ans. Après avoir suivi, en qualité, d'externe, depuis l'âge de cinq ans jusqu'à quinze, les cours d'un pensionnat de la ville, elle avait aidé ses parents dans leur maison de commerce. A la mort de sa mère, elle persuada son père de se contenter de sa modeste fortune et de quitter les affaires, « craignant qu'elles ne fussent un obstacle à leur salut >\ — Ils fabriquaient et vendaient des cartes à jouer. — Quelques années après, la connaissance de la Congrégation de la Retraite d'Angers aviva des désirs de vie religieuse déjà longuement caressés. Il se livra un long et pénible combat entre le père et la fille, pour la douloureuse séparation que, pourtant, ni l'un ni l'autre ne voulaient refuser à Dieu. Le confesseur de Justine ne voulut rien trancher. Elle resta près de son père, mais décidée à travailler seulement aux œuvres de charité. C'est alors que se présenta

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