LE BON-PASTEUR
ic Ceux qui ont occasionné le tort, dit-il, Tont oublié ; cela arrive d'ordinaire. Mais la congrégation qui le subit injustement doît-elle rester absolument passive, quand il lui est si facile de se justifier ? Il me serait tr^s pénible de déplaire à Monseigneur TArchevéque de Tours. Mais je ne parle de lui que pour protester, au nom de ces dames, de la vénération et de la reconnaissance qu'elles ont pour lui... Si vous connaissiez les détails de cette affaire, vous verriez, Monsieur le Rédacteur, de quelle droiture, de quelle modération, de quelle patience on a usé à Angers, et de quels avantages ces dames auraient pu se prévaloir. Un de ceu.K qui ont écrit en cour de Rome disait, dans une lettre à Mme la Supérieure, assez peu de temps avant de se lancer dans l'opposition : « Je regarde les ennemis du généralat comme les ennemis de Dieu ». On a de lui plusieurs lettres en ce sens. Ce n'est point un prélat qui est tombé dans cette inconséquence * ».
Douée du talent de la temporisation et se croyant trop faible pour la lutte, la mère Pelletier n'appuya point la réclamation de M. Bernier. De cette abstention, Picot conclut» selon ses désirs, qu'il n'3' avait paà lieu de rien insérer. L'affaire se trouva donc terminée. Une tentative de réconciliation, essayée entre la congrégation d'Angers et un des adversaires du généralat, n'eut pas plus de succès. M. Bernier aurait voulu amener M. Dufêtre, le tout puissant grand-vicaire de Tours *, d'un état d'aigreur et d'hostilité à TindifTérence pacifique. Sa médiation ne fut pas encouragée.
Cependant la fondation s'aménageait, il fut réglé que Monseigneur Montault, accompagné d'un évéque mis-
1 Lettre du 15 février 1836.
2 M. Dufêtre mourut évoque de Ncvcrs.