‹ Un dernier GallicanChapitre 30 sur 162 · LE MONOPOLE UNIVERSITAIRE · texte numérisé non relu

LE MONOPOLE UNIVERSITAIRE

signée. Il se lit un plaisir de Toffrir à des universitaires et même à un chaud partisan de la Révolution de Juillet, qui avait parlé de jeter au feu un exemplaire de la première édition et qui reçut la seconde avec beaucoup de politesse en prédisant lui-même la chute prochaine du monopole. Étonné de l'audace du réquisitoire, le public parla de la destitution du supérieur-suppléant. Lui même s'en expliquait ainsi :

« Le conseil académique m'a dénoncé au ministre de l'Instruction publique, en lui envoyant mes Quelques nwts. Cela m'a fait beaucoup rire, en flattant un peu ma vanité. Je regrette une seule chose : c'est qu'on n'ait pas attendu la deuxième édition. Elle renferme deux notes qui auraient pu intéresser le ministre. Ces gens-là sont bien mal avisés I M. de Salvandy a bien le, temps de s'occuper de moi I Qu'il conserve seulement son portefeuille, qu'il se maintienne au ministère, voilà tout ce qu'il peut faire en ce moment. C'est déjà bien fort. Du reste m'honoràt-il de quelque attention, je ne vois pas, en définitive, ce qui peut en résulter de fâcheux ^ . d

Celte publication n'eut d'autre résultat pratique que de gagner à M. Bernier une plus grande considération. Pour lui, satisfait de fixer les esprits sur l'examen d'une si grave question^ et de leur fournir des arguments propres à soutenir les pétitions qu'on préparait pour obtenir la liberté d'enseignement, il rentra dans le calme de la vie ordinaire. Sans plus s'occuper des

I Lettre du 3 février. L*opuscule fut simplement adressé au ministre, ou bien M. Bernier a été induit en erreur sur la réalité de cette dénonciation dont on n*a pu trouver trace dans les registres et dans les archives.

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