‹ Un dernier GallicanChapitre 34 sur 162 · LA JURIDICTION' ÉPISCOPALE · texte numérisé non relu

LA JURIDICTION' ÉPISCOPALE

qu*à la condition d'un secret absolu, sous la foi du caractère épiscopal. Monseigneur Paysant soutint également que ses délégués ayant procédé, en vertu d^une ordonnance épiscopale, à Tenquéte canonique, se trouvaient investis de sa juridiction et ne formaient qu'une même personne avec lui ; conséquemment, qu'ils ne pouvaient révéler les déclarations reçues par eux sous la foi du secret. M. Dernier se retrancha naturellement derrière la position de son évêque, mais en des termes d'un tact si parfait qu'ils le mirent en une grande opposition avec son collègue Lambert.

Le Tribunal ne goûta pas les raisons alléguées et condamna l'évêque à cinquante francs d'amende, les deux autres témoins à vingt-cinq francs et aux frais de l'incident. Un des considérants du jugement déclarait toute juridiction épiscopale abolie et n'accordait aux évêques que des attributions purement spirituelles, même envers leurs subordonnés dans la hiérarchie.

Le 8 février. Monseigneur Paysant et l'abbé Lambert en appelaient par devant la cour royale d'Angers. M. Dernier trouva superflu de se joindre à cette protestation : les principes exposés par l'évêque devaient se trouver suffisamment reconnus ou condamnés par la dernière sentence, sans qu'il eût besoin lui-même de faire appel.

La question prit une grande importance. Monseigneur Paysant envoya diverses pièces du procès à tous ses collègues de France en sollicitant leurs observations et leurs conseils ^ Une ardente polémique s'éleva dans les

I Une brochure de i6 pages in-.| : Evêché d'Angers^ Affaire de l'abbé Leconte. Incident sur la juridiction épiscopale^ iS\r. — Angers, imprimerie de Launay-Gagnut.

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