‹ Un dernier GallicanChapitre 37 sur 162 · KDITIOS* DE LA BIBLE · texte numérisé non relu

KDITIOS* DE LA BIBLE

élevé de ces six petits volumes * indisposa sans doute contre eux. Le titre lui-même n'était pas pour attirer. On se montre toujours mal impressionné du mot Extraits, qui laisse trop de latitude à l'éditeur. Aussi, en 1845, l'imprimeur crut prudent de revêtir l'ouvrage d'une nouvelle couverture : La Sainte Bible de Carrières, avec le sous-titre Extraits historiques et moraux, nouvelle édition. M. Bernier fit présenter au pape, avec une lettre d'hommage, un exemplaire de son ouvrage, par l'entremise d'un personnage fort bien en cour, le père Vaures', qui sollicita et obtint un bref approbatif. Malgré la réclame et tous les moyens mis en œuvre, le livre ne trouva pas d'écoulement et endetta son auteur pour la vie ».

Parmi les marques d'estime que M. Bernier reçut à

1 Quinze francs l'exemplaire.

2 Le père François Vaures avait été recueilli, à Nantes, ramoneur et mendiant, par l'abbé Angebault qui, frappé de son intelligence, le Bt instruire au petit séminaire. Il entra dans Tordre des Mineurs conventuels, devint pénitencier français de la basilique de Saint-Pierre et confesseur de Grégoire XVI. Très puissant auprès du pape, il récompensa son bienfaiteur en le faisant nommer, malgré sa résistance, évëque d'Angers. Des relations s'établirent naturellement par l'intermédiaire du prélat entre le père Vaures et M. Bernier.

3 L'ouvrage fut tiré à quatre mille exemplaires ; l'impression et les frais accessoires dépassèrent i8 ooo francs. A la mort de M. Bernier, Mlle Leguay acheva de régler les comptes avec l'imprimeur : la perte totale subie par la pieuse fille dans cette entreprise fut supérieure à 6.000 francs, et il n'y eut d'autre moyen de se débarrasser de plus de 3.000 exemplaires, restant en i86o, que de les distribuer gratuitement à des sérninaires, communautés et missions. L'amie de xM. Bernier se consolait ainsi :« On peut bénir la divine Providence de l'utilité de cet ouvrage et admirer ses desseins. En ne permettant pas son écoulement lors de son émission. Elle le réservait pcut-ôtre pour Ctre distribué vingt années plus tard dans les contrées lointaines où de courageux missionnaires vont porter la lumièi'ù de l'Evangile, m.

96 LE VICAIRE][gÉKÉRAL

Toccasion de cette publication \ les plus chaleureuses furent celles de Monseigneur Angebault, qui trouvait dans son vicaire général un auxiliaire supérieur encore à sa réputation.

Il en était besoin. Peu d'évêques reçurent leur charge dans de plus pures dispositions que le nouveau prélat ; peu d'évêques commencèrent leur administration avec de plus grandes difficultés. Très désireux d*étre aimé, il eut à lutter contre le souvenir encore vivant du bon Charles Montault et les regrets de la fin prématurée de Monseigneur Paysant. Les premières mesures qu'il voulut prendre tendaient à introduire dans le diocèse des usages nantais dont il faisait sans cesse un éloge désagréable à Tamour-propre angevin. Il parut un réformateur travaillé d'une activé fébrile. Ceux qui avaient à craindre ses innovations et ceux qui furent blessée formèrent contre lui des cabales. On railla son élégance, sa voix féminine, sa prédilection pour les couvents et les œuvres de femmes. On n'épargna ni les caricatures ni les quolibets ^ Enfin, par un comble de perfidie, bien que son grand-père fût morl sur Téchafaud révolutionnaire et que toute sa famille eût été maltraitée ou emprisonnée durant la Terreur, on ne craignit point de le décrier comme a philippiste lo.

Navré de son impopularité, accablé de fatigue, Tévèque fut obligé de se condamner au repos et de prendre des

1 M. Fiernicr reçut des lettres de félicitations des évêqucs du Mans, de la Rochelle, de Luçon, Rennes, Quimper et Nantes, des abbés de Melleray, Bellcfijntaine, du l*ort-du-Salut, du prieur de Solcsmes {Dom Gardcrcau), etc.

2 Un certain nombre de prêtres ne l'appelaient que e La Belle Ange 0.

vacances daas sa famille, après cinq mois d'admiixistratioD. II eat même la velléité de démissionner. M. Bemier lui remonta le moral et lui fit donner de bons conseils avec de salutaires avertissements, par le supérieur du grand séminaire de Nantes, son ancien directeur. Sans savoir tout ce dont il était redevable à son vicaire général, Monseigneur Ângebault lui voua dès lors une grande afîeclion.

« Que votre lettre est excellente, lui répondait-il, un jour i, de sa villégiature, que votre lettre est excellente, mon cher abbé et bien bon ami ; oui, elle est toute bonne, toute affectueuse, et c'est bien votre cœur qui l'a dictée. Je l'ai lue, relue, donnée à lire à mon frère et à ma sœur. Je n'ai jamais douté de vos sentiments pour moi ; je crois vous avoir fait comprendre, par la simplicité que je mettais dans nos i-elations, combien j'en éLiis reconnaissant ; mais cette preuve nouvelle de votre bonté pour moi m'a touché plus que je ne puis le dire. Vous avez pu voir, quelquefois déjà, combien mon âme brûlante a besoin d'expansion. Je regarde comme un bienfait de la Providence, dans le poste qu'elle m'a condamné à accepter, de m'avoir entouré de personnes qui ont la bonté de m'aimcr, et vous, mon cher abbé, oui, vous serez pour moi un ami que déjà j'ai bien su apprécier. Les bains, le repos, ce petit séjour au sein, de ma famille vont reposer la pauvre machine ; puis on me fait prendre de bonnes résolutions que vous m'aiderez à exécuter. Mme Angebault veut vous confier ses pouvoirs ainsi qu'à l'abbé Chesnet *. Ainsi, me voilà sous votre direction ; nous ferons donc de l'administration, mais nous irons plus sobrement, et, si le bon Dieu veut avoir pitié de ma faiblesse, si Marie, ma bonne, ma mère bien chérie, veut bien modérer ma trop i^^rande activité, nous cheminerons bellement et plus utilement... ».

I Lettre datée de Nantes, du 3 février iH^^, j Pro-secréiaire, chanoine honoraire.

On reprit bientôt les travaux inlerrompus.ffStfTre'S premiers fui de régler la question des cousiilulions de lu Congrégation du Bon-Pasteur. Monseigneur Angebault élail arrivé à Angers avec de graves préventions contre la mère Pelletier, ne voyant dans son idée du généralat qu'une intrigue d'ambition. La grande admiration, que M. Bernier avait autrefois professée pour celte institution, s'était singulièrement afîaiblie dans ses rapports, soit avec la supérieure, vers la lin de rétablissement du monastère de Sa u mur, soit avec sa nièce, soit avec lesautres religieuses qu'il vit comme vicaire général. Il lui sembla que la seule mère Pelletier gouvernail entièrement l'ordre, sans aucune collaboration de ce cardinal prolecteur, demeurant à Rome, et dont elle mettait sans cesse le nom en avant. Il la jugea, — cl Monseigneur Paysant avait partagé cet avis - tourmentée du désir de fonder le plus grand nombre possible de maisons avec des ressources insuflisantes et trop peu de personnel. Il crut aussi remarquer que certaines pratiques des religieuses dénotaient un .esprit peu éclairé'. Il se trouvait ainsi ramené ù soutenir les prétentions de Monseigneur Angebaull, que l'évêque d'Angers devait être le supérieur de la Congrégation avec toutes les attributions attachées k ce litre par les constitutions, et que le cardinal protecteur devait seulc-

I Ces praiiquw qui onl échappé à

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^. ni peui-ftire pas ichôpp6 à celle d'un évêqu»

imt motiié de violcnlK àùban k la Ctiumbre des diïpuiis, k I nmembrc i*"')?, cl le scandaleux picicéa de la maison du Tinn-Pi

LE BOK-PASTECR 99

ment intervenir dans le cas de violation des dites constitutions.

Après deux années d*altenle, la demande formulée dans ce sens fut repoussée par la Sacrée Congrégation des Évêques et Réguliers K Le prélat, très froissé, se mit à récart des afiTaires du monastère, où il se (it remplacer comme supérieur local par le second vicaire général, M. Joubert. Quant à M. Bernier, imitant le père Vaures, il sut se retirer complètement des débats. « Pour ne pas laisser de doute sur son dcsir d'être agréable à la supérieure », il lui accorda toutefois sa médiation auprès de Tévéque dans une négociation à laquelle M. Joubert, qu'elle regardait de droit, n'osait donner son intervention.

Trois ans plus tard, la mère Pelletier fit de pressantes instances pour que le très considéré M. Bernier voulût bien figurer-dans le conseil administratif d'une pieuse entreprise financière sur laquelle elle fondait de grandes espérances. Il refusa courtoisement mais persévéramment. Pour le fléchir, elle alla jusqu'à reconnaître avoir eu des torts envers lui. Il résista d'autant plus que TaiTaire lui semblait conduite par « un intrigant effronté* ». L'issue ne lui fit pas regretter sa décision. Ce fut le dernier de ses rapports avec la jeune et puissante Congrégation à laquelle il avait montré tant de dévouement.

r Décret du 14 février 1845, ratifié par le pape le 14 avril.

a M Viot. — LŒuvre catholique du Bon-Pasleur était une société du genre Pro/»a«a//o/irftf/a/"V>/\ avec cotisation annuelle de 5 francs. Aucun des historiens de la mère Pelletier n'a parlé de cette allaire. sans doute parce qu'il n'y eut pas que l'ahbé Viot qui s'y rendit coupable d'intrigues.

Auri sacra famés <

Le 16 janvier 1843, mourait, à Angers, une vieille dévote, Mlle de la Terrandière. Vivant seule, n'ayant de parents que des cousins éloignés etqu*ellc voyait peu souvent, elle devait être fatalement en butte aux manœuvres de ces ecclésiastiques zélés qui assurent le salut en échange de pieuses libéralités testamentaires.

Mlle de la Terrandière laissait toute sa fortune au mari d'une de ses amies intimes, Mme de la Villebiot. Per^ sonne n'en fut surpris. Les La Villebiot étaient une famille lionorable, pauvre, intéressante. Lui venir en aide pour Tinstruction et rétablissement de ses quatre enfants constituait une bonne œuvre. D'ailleurs ce n'était pas la seule que faisait la pieuse fille. On savait depuis

I Chapitre inédit. — Sources : Minutes de lettres de M. Bernier ; Journal de Maine-et-Loire^ '^45» décembre, 9, 16, 18, 21, 27 ; 1846, juin. 15, 18, 30 ; juillet, 2, 17 ; août, 31 ; septembre, 3, 7 9, lo, 14 ; novembre, 10; Précurseur de lOuest^ 1846, juillet, 16, 18 ; Traité fort abrégé du fidéicommis renfermant un cas de conscience en matière de justice, publie le i*' avril 1846; Réponse au traité fort abréf^é du fidéicommis, par l'abbé Maupoint, août 1846 ; Mémoire à consulter à propos de la successioji de Mlle de la Terrandière, par E -C. Prou, 5 nov. i8j6; Réfutation du mémoire à consulter (2 édit., l'une publiée le 2 janvier 1847 à très peu d'exemplaires, l'autre le 11 janvier) : Cour royale d'Angers, Mémoire au soutien de l'appel par M, l'abbé Vincent, desservant de lu paroisse de Saint-Jacques d'Angers, d'un jugement du Tribunal de police correctionnelle de la même ville, du i6 janvier iS^y ; contre M. Prou. avocat (8 février 1847) ; Ma réplique à M. l'abbé Vincent et à M. Vabbé Bernier, par de la Villebiot (25 mars 1847).

LES DIRES DE M. VINCENT lOI

fort longtemps qu'elle léguait sa maison i à la paroisse de la Trinité pour servir de presbytère.

Deux jours après la mort de la testatrice, M. Bernier, invité à diner chez M. Vincent, curé de Saint-Jacques d'ÂngerS; y apprenait la maladie et la mort de Mlle de la Terrandière. Elle lui était uniquement connue en ce qu*il avait ouï dire, comme tout le monde, quelle destination elle se proposait de donner à sa maison. Le curé Vincent } lui révéla d'autres dispositions. La leslatrice, qui estimait sa fortuneà un peu moins de 200.000 francs, en laissait 60.000 à sa famille ; le reste devait se répartir en un grand nombre d'œuvres pies. M. delà Villebiot n'était qu'un exécuteur testamentaire légal et un fiduciaire ; Mlle de la Terrandière priait M. Dernier de remettre au légataire un codicille portant le détail de ses vraies volontés.

Le vicaire général ne pouvait être surpris de l'histoire que lui contait le curé et du rôle dont il le chargeait en ami. Faire donner un héritage à nn fidèle dont on est parfaitement sûr, puis le lui réclamer plus tard en exhibant un testament suprême, est un des procédés classiques employés par les ecclésiastiques pour entretenir leurs œuvres, en tournant les lois et sans attirer l'attention du public. Mais, pour être efficace, le moyen exige beaucoup de finesse. Le vicaire général semble avoir craint d'abord que le curé, brouillon et peu intelligent, n'eût pas pris les précautions requises.

1 Située impasse Lanchenault.

2 Pierre Vincent, d'abord vicaire à Saint-Jacques d'Angers, y mourut curé le i8 mai i86i.

« 11 nLiiait plus temps, raconie M. Bernier, de contrAler un pian dont j'étais peu en mesure de bien juger les résultats préalables, attendu que j'avais une connaissance très imparfaite des personnes et dts choses. Sans partager la complète sécurité de M. Vincent, j'acceplai, ;i sa prière, une commission pour laquelle, me dit-il, j'avais été désigné par la défunte elle-même : celle de faire connaître au légataire le détail des volontés secrètes. M. le curé ne m'envoya que la copie du codicille et cette réser\'e ne m'étonna nullement. Elle n'était qu'une conséquence de celle dont avait usé la testatrice elle-même. Ma commission d'ailleurs avait pour objet direct et spécial de prévenir le légataire sur le détail des legs qu'il aurait à remplir, et dans ma pensée cette manifestation devait se confirmer pleinement quelques jours plus tard, par l'exhibition du codicille secret, »

En conséqtience,M. de la Vlltebiol recul, le 20 janvier, le billet suivant du vicaire général :

n J'ai l'honneur d'offrir ;\ M. de la Villebiot mes salutations respectueuses et je le prie d'avoir la bonté de passer chez moi, demain matin, samedi, de dix heures à midi, ou de une heure à trois heures, ;\ son choix, 11 serait plus poli, mais moins convenable, ce me semble, de l'aller trouver moi-même. 11 s'agit d'une affaire pressée et très grave qui intéresse M. de la Villebiot personnellement. »

Celte lettre venait très à propos calmer l'anxiélé du légataire. Certaines paroles et le^ circonstances l'avaient mis au supplice. L'avant-veille il avait donné le deuil aux domestiques de Mlle de la Terrandière et voilà que le curé avait dit à l'une d'elles : « Pourquoi M. de la Villebiot fait-il tant de frais et s'agïte-t-il ainsi ? La succession n'est pas pour lui. » M. Vincent ne doutait

LA SUCCESSfOX LA TERRANDIÈRE I03

pas que ces paroles ne fussent rapportées au légataire et il avait attendu l'effet de ce message pour se présenter chez lui. La manœuvre réussit. Le lendemain, 19janvier, en voyant entrer le curé, M. de la Villebiot n'eut rien de plus pressé que de lui demander des explications. M. Vincent répéta, avec une légère variante, la phrase mj'stériense, alléguant qu'il ne pouvait rien dire de plus, que M. de la Villebiot, s'il éprouvait quelque inquiétude, n'avait qu'à s'adresser à M. Bernier dont les lumières commandaient une entière conflance et qui l'éclairerait K

Au jour iixé, M. de la Villebiot se présenta chez le grand vicaire. Il en apprit que la testatrice avait laissé par écrit des volontés secrètes, dont elle confiait l'exécution à sa délicatesse et à sa probité. M. Bernier lut la copie du codicille. Le légataire témoigna peu d'étonnément. Après les incidents précédents il s'attendait naturellement à quelque communication de ce genre.

Il n'est pas douteux en effet qu'à ce moment il se croyait, à tort ou à raison, plus ou moins fiduciaire. Il le dit lui-même modestement ces jours-là à un M. Legendre qui le félicitait ce son aubaine : « J'ai beaucoup de legs à faire, tels quç ceux de la Trinité, de Beaulieu, d'Angrie, Saint-Jacques. Il ne me restera presque rien. )) Plusieurs personnes qui le' complimentaient avaient reçu de semblables réponses. Sa femme, le jour même de la mort de la testatrice, avait dit : a Heureux s'il nous reste trente mille francs I ».

I Mémoire à consulter^ p. 30.

104 'A SUCCESSION LA TERRAN'DIËRE ■

La lecture de M. Bernier ne parut rien apprendre à M. de la Villebiot : el il refusa de prendre copie du codicille quand le grand vicaire le lui proposa. Il sortit sans espliquerce qu'il se proposait de faire, raconte le vicaire général, « et après m'avoir entendu dire ilératîvement qu'il avait droit à ce qu'on lui produisit l'autographe dont je lui avais lu la copie, et que je nie regardais comme engagé d'honneur à lui procurer ou à lui remettre cette importante pièce, lui assur'ant que le dernier paragraphe, en forme d'apostille, était tout entier de la main de Mlle de la Terrandièrc. »

Pourquoi le curé Vincent avait-il remis à M. Bernier non point l'original mais une simple copie du codicille, en lui demandant de le communiquer à M. de la Villebiot? Comment se farsaît-il que le codicille fiit simplement apostille par la testatrice, alors que celle-ci écrivit ellemême fort méticuleusement, jusqu'à la fin de sa vie, tout ce qui concernait ses alTaires et ses dépenses? Des problèmes se posaient invinciblement, et M. Bernier, trop confîant en son ami Vincent, semblait ne pas les apercevoir.

Le lendemain l'évèque reçut une lettre du beau-frère de M. de la Villebiot, M; Vinay. De même que le curé de Saint-Jacques avait cru devoir impliquer dans son plan M. Bernier, le légataire se faisait remplacer par son beau-frère qui, en sa qualité de juge de paix, était beaucoup mieux entendu en affaires.

Sa lettre, malheureusement détruite, représentait M. Bernier comme tourmentant la conscience timorée de M. de la Villebiot et priait Sa Grandeur de bien vou-

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