LA SUCCESSION' LA TERRANDIÈRE
loir donner son avis. L'évêque invita M. Vinay a à passer à révêché*)/. Comme Monseigneur Angebault avait communiqué sa lettre à M. Bernier, celui-ci écrivit aussi au négociateur c un mot d'explications > ».
Le soir même, M. Vinay se présenta chez Tévéque. On régla qu'une entrevue aurait lieu entre le curé de Saint-Jacques et lui, en présence de Monseigneur. Comme celui-ci partait en voyage le lendemain, la conférence fut ajournée. Dans cet intervalle, M. Vincent montra, parait-il, le codicille à trois personnes qui causèrent. De plus toutes les paroisses qui s'attendaient à des libéralités, tous les particuliers qui se croyaient légataires, n'entendant parler de rien, commencèrent à jaser avec impatience.
Cependant M. Bernier, mis bn possession du codicille, ne crut pas devoir s'en dessaisir avant de bien connaître la pensée de M. Vinay. Il alla donc le trouver un matin, à soa domicile, vers sept heures* M. Vinay déclara c nettement que dans son opinion, fùt-il incontestable que Tapostille était de la main de Mlle de la Terrandière, son beau-frère ne serait point obligé en conscience à remplir les divers legs mentionnés au codicille ; qu'on ne devait chercher les dernières volontés d'une défunte que dans un acte régulier ; qu'à ses yeux, enfin, le légataire qui n'est pas lié à l'avance par des engagements formels et précis, doit se regarder comme très légiti-
1 Lettre imprimée dans Ma réplique, p. ^,\.
2 Mémoire à consulter, p. 41.