I06 LA SUCCESSION LA TERRAXDIÈRE
mement approprié, quand on n'oppose pas une pièce légale à un testament légal ^ ».
M. Bernier, prenant au sérieux cette déclaration de principes, en conclut que le légataire ne viendrait point lui demander à voir le codicille, et^ même que s'il le voyait, il ne se croirait pa^ obligé à en accomplir les prescriptions.. II rendit la pièce à M. Vincent et attendit le retour de Tévêque, pensant qu'une affaire arrangée par le curé comme « de confiance et de bonne Coi )>, pour être réglée par le prestige sacerdotal, allait se transformer en une série de formalités et de chicanes.
II y avait matière à dispute, comme on en peut juger par l'exposé de ce que racontaient en privé M.Vincent et ses amis pour expliquer dans quelles coaditions M. de la Villebiot se trouvait l'héritier :
a Un jour d'octobre 1842, le curé se promenant sur sa paroisse, avait rencontré Mme de la Villebiot, une de ses pénitentes. Elle lui parla de la maladie de son amie, Mlle de la Terrandière, fille spirituelle aussi du même pasteur.
<( Chose étonnante, disait la dame, on sait qu'elle veut faire du bien, elle peut mourir bientôt, et on n'entend pas parler de ses dispositions testamentaires.
« Après avoir répondu que ces questions ne le regardaient pas, M. Vincent déclara que la malade était embarrassée par la difficulté de 'se fixer sur le choix d'un homme de confiance pour le charger du soin de faire secrètement, après sa mort, les bonnes œuvres
1 Réfutation du Mémoire^ p. 28.