‹ Un dernier GallicanChapitre 43 sur 162 · LA SUCCESSION LA TERRANDIÈRE II · texte numérisé non relu

LA SUCCESSION LA TERRANDIÈRE II

M. Bernier à M. de la Villebiot,

ji Décembre j8^^.

Monsieur,

Vous avez fait injure à ma personne, au caractère dont je suis revêtu et à la position que j'occupe en me présentant au public comme approbateur de votre conduite dans l'affaire de la succession Terrandière. Je vous ai invité à publier, mais textuellement, intégralement les pièces écrites dont vous vous êtes prévalu. Je vous ai proposé de soumettre ces prétendues preuves à la discussion d'un jury composé aux trois quarts par vousmême. Au lieu d'accepter une proposition si loyale, vous faites déposer à la société une lettre de quatre énormes pages, qui ne prouvent rien, excepté votre embarras, votre peu de bonne foi et votre excessive témérité.

Tout de nouveau. Monsieur, je viens vous presser de paraître, vous et votre conseil, devant cet honorable jury : là, après la discussion des pièces de ma main, après l'expression très nette de mon opinion sur votre conduite, je répondrai aux détails de vos quatre pages. A qui ferez-vous croire. Monsieur, que nous ayions besoin pour cela, vous ou moi, ou votre conseil, de l'approbation de Monseigneur l'Evêque ? Cette partie de votre grandissime lettre est du plus amer ridicule, si elle n'est pas inspirée par une pensée odieuse...

Au début de votre malheureuse affaire, vous avez mis en avant la décision d'un vénérable évêque étranger à ce diocèse, mais décision donnée sur un exposé très incomplet : c'était une grave indiscrétion. Ces derniers jours vous avez imaginé de rendre un grand vicaire solidaire de votre conduite, en affirmant ^ans un journal qu'il l'a approuvée par écrit : c'est une calomnie, c'est une méchanceté réfléchie. Maintenant vous voudriez impliquer votre propre évêque dans cette même affaire, et entre

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