‹ Un dernier GallicanChapitre 45 sur 162 · LA SUCCESSION LA TERRANDIÉRE · texte numérisé non relu

LA SUCCESSION LA TERRANDIÉRE

orléaniste, et d'être désagréable à son intime ami le maire d'Angers, M. Giraud.

A une séance du conseil, Bordillon déclara que la cure de la Trinité était devenue,à)a mort de sa propriétaire, Mlle de la Terrandière, un bien communal et que le curé ainsi logé par la ville n'avait plus le droit de toucher d'indemnité de logement. Le maire, Augustin Giraud, répondit : a M. Maupoint m'a déclaré être propriétaire, et voici l'acte authentique qu'il produit comme preuve >.

a Je défie, s'écria Bordillon, aucun de ceux qui m'écoulent de dire qu'il ajoute foi à cet acte, et je défie M. Maupoint d'affirmer par serment qu'il a acheté- » — < Il y a un acte, crièrent un grand nombre de voix, il Taul s'en tenir là >. — Bordillon mit lin au tumulte en déclarant qu'il ferait, en son nom et à ses frais, le procès en restitution de ce bien communal, si le conseil ne se chargeait pas d'examiner les faits. Une commission fut nommée dont on lut le rapport à la séance du 14 juillet. Celte déposition de M. Bernier y était consignée : t II est à ma connaissance que l'acte en vertu duquel M. l'abbé Maupoint possède la maison qu'ilhabite actuellement, est une vente Active dont il n'a jamais payé le prix, et qu'il a ton* jours eu l'intention de disposer de cette maison en faveur de la paroisse, pour remplir une obligation de conscience: c'est ainsi qu'il s'en est expliqué en ma présence plus d'une fois. J'atteste en outre que le codicille secret de Mlle de la Terrandière, lequel j'ai eu en mains plusieurs jours, imposait à M. de la Villebiot de donner la dite maison à la paroisse de la Trinité.» Le rapporteur disait

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