LA CURE DE LA TRIKITÉ
encore: « S'il faut en croire les renseignements écrits et verbaux qui nous ont été fournis, Mlle de la Terrandière n'aurait pas borné ses actes de générosité envers la ville, à la cure de la Trinité, elle aurait fait d'autres disposisîtious parmi lesquelles nous avons remarqué diverses sommes destinées à la création d'une école de petites filles et au soulagement des pauvres d'une portion de cette commune. Nous déposons ces renseignements dans le sein du Conseil municipal, qui verra s'ils sont dignes de son attention. »
On lut ensuite une lettre du curé de la Trinité. « Puisque, disait-il, la maison que j'habite m'a été cédée pour me donner la facilité d'entretenir un troisième vicaire à la paroisse, je ne crois pas aller contre l'intention du donateur en Toffrant à la ville aux mêmes conditions. Que la ville veuille donc bien reconnaître trois vicaires à la Trinité comme à Saint-Maurice, et quand elle le voudra, je lui céderai la propriété de cette maison. »
Le conseil municipal n'admit point cette transaction. Ou M. Maupoint, acquéreur de la cure, pouvait garder sa propriété, ou l'acte de vente était fictif et ses clauses mensongères, alors M. Maupoint n'avait aucun droit sur le presbytère, et la commune devait entrer en propriété du legs de Mlle de la Terrandière. Ces conclusions amenèrent à nommer une commission pour connaître le moyen d'introduire un procès contre le curé de la Trinité. Celui-ci résolut alors de rendre sa maison à M. de la Villebiot. Il était trop tard. L'avocat Freslon déclara que les faits fournissaient au conseil les moyens d'exercer son droit, qu'il existait un commen-