CONDAMNATION DE M. VINCENT
en aucune manière infirmer votre témoignage sur des choses que vous savez par vous-même et il laisse à votre parole toute l'autorité^ laquelle votre caractère bien connu vous donne droit. Recevez, etc.
Monseigneur, j'attends avec calme, mais non sans une profonde douleur, la réponse que vous voudrez bien faire à
Votre, etc.
Monseigneur Angebault demanda deux jours pour répondre à celte lettre. Il tenait en réserve,, toute prête pour rimpression, une apologie que son frère qui était avocat avait approuvée, en la corrigeant sur quelques points. Mais après de nouvelles réflexions, l'évéque ne la publia pas. Il vit du danger à descendre dans Taréne avec des hommes « passionnés » qui lui répondraient « malicieusement et sans bonne foi n. Il se rappela qu*il avait défendu à son clergé d'engager des luttes de presse et voulut donner l'exemple. Il se contenta de réunir tous les chanoines et les curés de la ville pour leur lire la réplique qu'il avait préparée et leur annoncer qu'il s'abstiendrait de répondre à MM. de la Villebiot et Vincent.
L'affaire de la Terrandière était terminée après cinq années de scandale et le dernier écrit sur lequel se régla l'opinion publique fut la brochière de M. de la Villebiot :
Avant, disait-il, je n'ai rien su, parce que Mlle delà Terrandière ne m'a rien dît. Après, je n'ai rien vu, parce que M. Tabbé Vincent et M. l'abbé Bernier ne m'ont rien montré. Mes démarches pour connaître, ont été infructueuses ; mes
tentatives, pour lire, ont été vaines Ma main tremble de
s'attaquer à des hommes sanctifiés par un ministère qui les