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LE GRAND SÉMINAIRE

tant et de si importants services rendus à notre diocùse, de cet incomparable abbé Meilloc ', si édifiant comme prêtre, si aimable comme supérieur, si habile comme administrateur, si complet, en un mot, que personne ne l'égalait pour la finesse du tact ou la justesse des aperçus dans l'appréciation des sujets, non plus que pour la dextérité dans le maniement des esprits, et qui ne ïc cédait à personne, ni en aménité, ni en dévouement paternel et généreux pour les élèves du sanctuaire. Il avait alors pour collaborateurs M. Fréraond et M. Desgarets, qui remplirent si dignement après lui les fonctions du supériorat, et dont les noms se confondent avec le sien dans les plus doux souvenirs du clergé *. »

Ces lignes safflsent pour montrer la filiale vénération (le lear auteur envers ses anciens directeurs. Toutes les fois qu'il eut Toccasion de parler de leur société, il en fit un éloge aussi cordial. Il les voyait souvent^ en reçut toujours volontiers des conseils, que, malheureusement pour lui, il ne crut pas toujours devoir suivre. Tant qu'il habita Angers, il eut son confesseur au séminaire. Et, au lendemain de sa mort, quand un p;*èlre % beaucoup plus jeune, mais qui l'avait bien connu, voulut le caractériser, il écrivit: «M. Bernier appartenait à une génération presque disparue, à une école que nous appellerions volontiers l'école sulpicienne. »

Aucun document ne reste sur son noviciat sacerdotal. Sans tenter de fragiles conjectures, il faut se borner à quelques renseignements généraux mais certains.

1 Sur le personnel du Séminaire, voy. Histoire du Séminaire d'Aii^'crs^ par M. Letourneau.

2 Eloge funèbre de M. Ploquin, p. lo-ii.

3 M. l'abbé S. Gardais, vicaire à la Cathédrale, plus lard supérieur de TExtcrnat Saint-Maurille. — Cf. Journal de Mciitu-ei-Loire, 26 juin 1^59.

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