‹ Un dernier GallicanChapitre 57 sur 162 · JULES MOREL Î · texte numérisé non relu

JULES MOREL Î

amis de Tabbé Morel, les rédacteurs de V Univers euxmêmes*.

Le caractère du prêtre journaliste parut dans sa première polémique qu'il entreprit, avec la collaboration de M. de Falloux contre l'avocat général, dont il transforma le discours en une violente agression.

Dans sa RépliquCy signée des Catholiques >, Jules Morel avait, par une circonstance imaginée bien à tort, dis* culpé Monseigneur Angebault d'être c ou bien gallican ou bien longanime». Si le prélat, disait-il, n'avait point protesté contre le panégyrique de Pierre Ayrault, c'est que, mal placé, il n'en avait rien entendu.

L'avocat Eugène Talbot se chargea de la défense de son ami Belloc>. Le nouveau venu dans la lutte était « catholique i» lui aussi, et il le proclamait hautement ; mais son catholicisme, puisé à d'autres sources, ne ressemblait en rien à celui de la Compagnie de Jésus. On en peut juger par ces apostrophes adressées aux Pères : « Votre souffle ternit la pureté de notre air, car vous n'êtes pas faits pour vivre ou respirer la liberté. » « Arrière

I a II est mûr d'âge et jeune d'esprit » écrivait Louis Veuillot de Morel ftgéde soixante-neuf ans ; a il est très dépendant des lois de Dieu, mais très indépendant des hommes, et naturellement plusieurs de ceux qui le connaissent et l'estiment ont néanmoins de la peine à le supporter». Et, parlant des défauts de sa préface de la Somme, le célèbre journaliste ajoute qu'il « se donne un petit air d'importance qui lui appartient... 11 enfle un peu son rôle et veut trop montrer son esprit... » — tt L'abbé Morel passait, môme parmi nous, pour un esprit aventureux, aimant les thèses hardies et soutenant volontiers les opinions extrêmes. » Paul Lapcyre, rédacteur à V Univers^ Le catholicisme social, t. Il, p. 125.

i Réplique au discours de M. Vavocat général Betloc, par des Catholiques, in-8, p. 17, Angers, Cosnier-Lachèse (novembre 1B44).

3 Lettre aux Jésuites d'Angers, à propos de la Réplique au discours Je «. l'avocat général Belloc, par un père de famille Angevin, in-8, p 30. Angers, Conilleau et Maige (25 novembre 1844).

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