‹ Un dernier GallicanChapitre 70 sur 162 · M. DE FALLOUX I · texte numérisé non relu

M. DE FALLOUX I

VUnion de VOuest. Avoir offensé l'épiscopat très soumis au pape, et en particulier l*évêque jde Langriss \ entretepir des préventions inexplicables contre les laïques catholiques; s'obstiner dans un gallicanisme teinté de jansé^ nisme, tels étaient les torts de son adversaire. L'exposé en avait été soigneusement préparé et^ pour aider sa mémoire et donner des citations authentiques, M. de Falloux lut des notes «fort énergiques et très motivées d. Seuls les deux antagonistes auraient pu raconter ce conflit de doctrines anciennes et nouvelles se heurtant dans deux puissantes incarnations. Quel dommage que l'artiste auteur de tant de miniartures délicieuses des Af^moi> res d'un royaliste n'ait point rapporté cet épisode inouï d'une réception épiscopale en Anjou, et que le grand vicaire n'ait point décrit les souples attaques du politique qui, pour le combattre, s'aventurait jusque sur le terrain de la théologie I M. Bernier subit la mercuriale dans le plqs grand silence. Il dit simplement, avec son meilleur sourire, quand M. de Falloux eut terminé ses représentations : « Ici, Monsieur le Vicomte, l'imagination fait tort au jugement, et je ne m'attendais pas à entendre de telles paroles dans un tel lieu. » Cette réponse enleva aux témoins la force de dire un seul mot et le petit groupe s'en alla rejoindre l'évêqne. Le châtelain, très piqué, ramena la conversation sur l'incident. L'évêque apprit ce qui venait de se passer et fit une scène de désolation. De pénibles explications recommencèrent publiquement, dans lesquelles M. Bernier seul garda son sang-froid. Aussi, n'ayant pas une parole à se reprocher, il prit en arrivant à Angers le malin plaisir d'ajou-

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