‹ Un dernier GallicanChapitre 74 sur 162 · J^'LES MOREL · texte numérisé non relu

J^'LES MOREL

UaflFaîre tourmenta Tévêque. Il voulut savoir le nom de rinterlocuteur et sollicita de M. Bernier la' permission de lui écrire pour lui demander quelles paroles avait exactement prononcées M. Morel. Le vicaire général répondit :

« Cest M. le curé de Saint-Maurice. Je ne lui ai pas dit un mot. Vous pouvez l'interroger.. . lly a quelques années M. le curé aurait mal accueilli et relevé un pareil langage de M. Morel qui se plaignait d'être souvent défisionné par lui. Aujourd'hui, M. Morel est inviolable sous le manteau de ses nouveaux patrons.

« Du reste, Monseigneur, ce propos, selon moi, ne devait pas faire une affaire. Il peint l'homme. Il vous fait connaître ses véritables dispositions par rapport à votre autorité et à vos actes. Mais après tout c'est un propos de simple causerie et de conversation particulière.... Cela ne peut donner lieu qu'à un avis de votre part, et à un entretien dont il tirera avantage et glorification, comme il est arrivé déjà.... Un avis, une réprimande prouvera que vous savez comprendre les choses et les sentir, mais ce ne sera point de l'autorité, ce sera même pris au fond pour de la timidité... M. Morel s'est fait journaliste sans votre aveu ; comme tel il a commis des inconvenances, même à votre égard ; malgré cela, vous lui avez donné ou laissé la faculté d'écrire dans les journaux, lorsque vous l'avez ôtée à tous vos prêtres ; il en abuse par de nouvelles impertinences. Voilà ce qui commande de votre part un acte d^autorité... Vous en a\Tz fait un. Monseigneur, ces derniers jours et cet acte signale d'une manière haute et claire un indiscret, un pauvre hère... M. Morel est-il moins indiscret ? De plus il est frondeur, irrespectueux envers l'autorité ; il est l'enfant perdu d'une coterie. Je répète le mot à dessein pour ne plus le faire entendre. Puisse l'avenir n'en pas justifier la justesse *. »

I Lettre de 4 mai. — Archives de l'évêché.

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