LA RÉPUBLIQUE
n*avaient pas été a phiiippistes » et la monarchie de juillet, surtout dans l'Ouest, les soupçonnant de rester le soutien de la légitimité, leur avait joué plus d*un mauvais tour.
L*égiise et la démocratie paraissaient unies en fait dans la même délivrance et le même triomphe. L'épiscopat déclara qu'elles Tétaient sur les principes et ce fut en ce sens que se rédigèrent toutes les lettres pastorales publiées quelques jours après la révolution de février.
« Les cvcques, en effet, dit un publiciste catholique, dans ces mandements, ne se sont pas bornés à reconnaître que l'Eglise peut et doit s'accommoder à tous les régimes et à toutes les formes de gpuveVnement — cela est incontestable et incontesté, — mais ils sont allés plus loin et, au lieu de dire qu'il n'y ^avait aucun accord possible entre la religion et l'état républicain, ils se sont empressés de déclarer d'une voix unanime que, à la prendre dans son essence même, dans sa pureté et sa sincérité, la démocratie repose sur des bases essentiellement chrétiennes, et que sa devise politique n'est qu'un emprunt fait à la morale cvangélique,de sorte que son avènement dans le monde moderne ne serait qu'une application faite à l'ordre politique des principes moraux que le christianisme a enseignés aux hommes '. »
Si i'alliancede la démocratie et de la religion semblait chose laite dans la plus grande partie de la France, dans rOuest) région moins avancée, elle semblait facile.
Elle rétait particulièrement pour l'église d'Angers.
I Pierre Pradié. La question religieuse, p. 22 ; La Vie de A/y Maret, I, p. 184-324, donne des citations considérables de ces importants documents.