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L ETAT ET LES CULTES

M. Freslon communiqua ces notes à plusieurs représentants qui les goûtèrent beaucoup. Ils demandèrent à l'auteur la permission de les iitiprimer. Celui-ci n'y mit d'autre condition que celle de respecter l'anonymat ». Il

liquc » les plus autorisés, même maintenant que ces matières ont été tant débattues r Je me borne à citer ces deux exemples récents : « Pas de privilèges, nous n'en demandons pas ; nos droits, les droits de tous dans les conditions où tous les exercent. Pas de scr\'itudes non plus, par exemple. Nous n'en souffrirons pas. Nous sommes des citoyens comme d'autres. La liberté dans la mesure où elle ne blesse pas autrui ». Discours de A/o»^ Touchet^ èvêque d'Orléans, prononcé dans la cathédrale d'Au^ers^ a. l'inauguration du tombeau de MtJf Freppcl, le 13 novembre 1899. — « Je défends la liberté de tout le monde, des amis et des cnnc- • mis ; je la veux pour tous comme pour moi. Dieu accorde bien à Satan la liberté de nous faire beaucoup de mal : pourquoi ne Taccorderai-je pas à ses suppôts r Mais je ne veux pas qu'on attente à la mienne. » Lettre de iV/fl' Gouthe-Soulard, archevêque a'Aix.

Je ne crois pas que M. Bernier ait laissé « de côté, à dessein, la thèse pour ne s'occuper que de l'hypothèse )); toute sa vie, toutes ses œuvres protestent contre une telle dissimulation de sentiments. îl fut, sur cette question comme sur toutes les autres, invariablement sincère En 1850, un attribua généralement sa condamnation à la dernière page que je crois devoir reproduire ici intégralement et jusqu'à la fin de la brochure : (( Il faut le reconnaître et le dire avec franchise : sur bien des points j la France et ses véritables besoins sont mal connus et mal jugés à Rome. Si l'on est sûr dy retrouver toujours ies vrais principes^ on ne Vest èas éga ■ Ument qu'on y fera toujours une heureuse application de ces principes à telle ou telle partie de la catholicité. Cela vient de ce que les bonnes applications dépendent d'une multitude de circonstances et de conditions qu'il est fort difficile de bien apprécier sur de simples rapports, quand on est à une grande distance des personnes et des choses. L épiscopat français est dans les meillerures conditions possibles pour bien juger des mesures à prendre pour régler convenablement les rapports entre l'Eglise de France et la République française^ et, si l'on peut lui disputer l'initiative sur ce point, ce serait lui faire injure et méconnaître ses droits que de chercher à l'écarter,

« L'Assemblée nationale comprendra la nécessité d'inviter les évoques de France à s'occuper de ces graves questions et à mettre en commun leurs lumières, leur expérience et leur dévouement pour en préparer la solution. Défense leur fut faite un jour par le despotisme militaire^ de se réunir pour délibérer entre eux sur les intérêts sacrés de la discipline Cl de la foi. Il serait glorieux pour l'Assemblée nationale de déclarer solennellement que ces indignes entraves ont été brisées comme toutes les autres, le 2.^ février- 18. }8. »

I L'Etat et les Cultes ou quelques mots sur les libertés religieuses Aux citoyens représentants du peuple à t Assemblée Nationale. Paris, Périsse, frères, in-8 de 68 p.

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