‹ Un dernier GallicanChapitre 87 sur 162 · I. F-TTAT KT LES Cl-LTES · texte numérisé non relu

I. F-TTAT KT LES Cl-LTES

fuft promis, tenu, et seulement violé quelques mois après par le préfet Bordillon. Aussitôt que ce secret de mince importance eut été éventé, les ennemis de Tauteur de YHumble remontrance se précipitèrent sur la brochure, espérant bien y relever quelque proposition qui sentit le fagot. « C'est le va-tout de cet écervelé », dit Jules Morel, et, pour remettre dans le rang l'éminent vicaire général, il ne trouva rien de mieux que de le comparer à deux ecclésiastiques qui n'étaient point de ses amis et qui, bien que chanoines, ne jouissaient pas d'une grande considération : « Ce sont, répétait-il partout, les pensées de M. Noyers dans le style de M. Mercier. »

L'opuscule n*en fut pas moins communément fort

apprécié, et son auteur y perdit si peu de sa réputation

que, quand vers la fin du mois de septembre le bruit

courut de sa nomination à un évêché, personne n'en fut

surpris. Ses ennemis s'en montrèrent très irrités. « Si

c était vrai, dit Jules Morel, il serait temps de prendre

^^ plume. 9 Et il se mit à rédiger des notes où il avait

^s/à esquissé la réfutation des idées politiques de

^' Bernier. Il les publia tout de suite sans demander de

P^'^tiîssion à l'évèque. Sa conviction particulière, disait-

» ^t^ l'exemple donné par l'auteur de l'ouvrage qu'il

*^c|uait, lui avaient tracé cette manière d'agir. Toute-

*^ il fit hommage de son pamphlet à M«r Angebault.

An^^^ers, le /./ octobre i^ fS

Monseigneur, P J^ me fais un devoir et un plaisir de présenter ù Votre ^ï^deur la brochure ci-jointe dans laquelle je discute les opi- ^^s de M. Tabbé Bernier.

Page 1