LA. MISE A L*INDEX
mauvaise nouvelle. Il s'absenta néanmoins le 25 pour souhaiter la fête d'un de ses amis les plus intimes, Jacques Claude, le curé des Rosiers. Avant le diner il apprit aux invités sa condamnation dans les termes de sa lettre à Y Ami de la Religion : pas un mot de dépit, pas un signe de mépris ne lui échappa ; tous admirèrent sa digne fermeté, aussi exempte d*une humilité de conventioa que d'orgueilleuse bravade. Pendant le repas personne ne parut moins gêné que lui : il conduisit la conversation comme à l'ordinaire: mais il quitta de bonne heure la compagnie pour rentrer dès le soir même à Angers. Le lendemain matin quand il mit au courant M^c Angebault, le prélat tomba dans un abattement navrant ; il ne sut rien dire. Le vicaire général lui offrit sa démission. L'évéque la refusa sans explication. Il ne retrouva de force que dans la soirée pour envoyer des lettres de consultation à plusieurs de ses collègues.
M. Bernier conservait toute son énergie. Le 23, en publiant le décret de l'Index, V Univers le fit suivre de réflexions inexactes. Le vicaire général crut devoir les démentir en écrivant à Louis Veuillot.
AngerSy le 26 juillet i8$o.
Monsieur le Rédacteur,
Tout en me soumettant purement et simplement au décret de la Congrégation de Vlndex^ du 27 juin dernier, je conservais pleinement le droit de discuter les raisonnements de M. A... et les vôtres et de publier ma réponse. J'ai pris spontanément et même j'ai annoncé la résolution de n'en rien faire ; j'y tiendrai. Mais, dans votre n® du 23 de ce mois, vous donnez comme