LA MISE A L*INDEX
notoire un fait totalement faux, que je tiens à détruire parce qu'il peut suggérer des inductions que je ne dois pas accepter. Vous avez dit : « Tout le monde sait que de 1res graves rcmon- « irances avaient été adressées à M. l'abbé Bernier sur ses deux « opuscules, au Concile de Rennes. » Voici ma réponse :
Tout le monde sait que les vénérables Pérès de Rennes m*ont nommé promoteur du Concile et vice-président d'une Congrégation, charge qui devait emporter et qui emporta effectivement la présidence d'une grande partie des séances.
Tous les membres du Concile savent que, loin d'être traité comme un collaborateur suspect, j'ai été appelé à déployer tout ce que j'avais de bonne volonté et d'activité.
J'affirme n'avoir reçu des vénérables Evéques et des dignes ecclésiastiques dont ils étaient entourés, que des témoignages d'estime et d'affection, qu'apparemment j'étais loin de mériter, mais dont je suis heureux de pouvoir leur témoigner ici ma profonde gratitude.
J'affirme surtout, sans la moindre crainte d'être démenti, Claudine remontrance ne m'a été faite et qu'il ne m'a été adressé aucune monition ni aucun reproche, ni en présence de témoins ni en particulier, soit pendant, soit' après le Concile de Rennes, soit par les Evoques eux-mêmes, soit par intermédiaire et en leur nom, non plus que par aucun des membres du clergé réuni ; en un mot, que je n'ai entendu aucune remontrance à l'occasion du Concile de Rennes, ni sur l'un ni sur l'autre de mes deux opuscules. ^
J'ai l'honneur d'être. Monsieur le Rédacteur, votre très humble et très obéissant serviteur.
H. Berkier, vicaire général.
Pendant que r[/nz£;er5 s'acharnait ainsi sur sa victime, elle commençait à recevoir de nombreuses lettres de sympathie. Les deux premières en date méritent d*être conservées.