LA DÉMISSION
nautés dont il était supérieur *. Ne voulant pas qu'on imputât à la mauvaise humeur celte démarche qui n'avait été précédée d'aucune ouverture, M. Bernier ne fit part là-dessus que d'intentions et quitta Tévèque sans rien décider, rien promettre et en se réservant d'y penser.
Le 1^"^ août, M. Bernier partait pour un mystérieux voyage. Mlle Leguay lui en fournit les moyens ; Tabbé Legeard de la Dyriais y ajouta quelques pièces d'or qu'il avait mises en réserve pour ses vacances. Arrivé à Paris, le 4 août à dix heures du soir, M. Bernier prit connaissance de ri7ni£;6r^. Le numéro du 31 juillet portait sa lettre, mais une note de la rédaction maintenait les prétendues remontrances du Concile de Rennes ^ Le numéro du 2 août reproduisait, d'après V Union et avec des commentaires désobligeants, un article d'un journal protestant, le Semeur, appréciant la conduite de M. Bernier •.
1 Voici le nom de ces communautés : l'Hôpital de Doué dont M. Bernier était supérieur depuis près de vingt ans ; Saint-Charles d'Angers, dont il était chargé depuis 1843 ; et les deux couvents de Bauge : la communauté du baint-Cœur de Marie, qui dessert l'établissement dit des Incurables (fondé à la fin du xvni' siècle par Mlle flardouin de la Girouardicre), la communauté de l'Hôiel-Dieu de Saint-Joseph (fondée au xvn« siècle par Marthe de la Beausse et Anne de Melun'. La supériorité de ces deux maisons avait été confiée à M. Bernier, à son retour du Concile de Rennes, après la démission du chanoine Guy Ménard.
2 On peut rapprocher de ces insinuations le procédé de Du Lac envers l'abbé Guettée qui, disait-il, n'avait pas reçu les approbations dont il faisait mention. \Cf. Souvenirs, p. 199.)
3 « Le respectable vicaire général se soumet, mais sans savoir à quoi. On l'a condamné, mais sans prendre la peine de l'instruire : il n'a donc pu changer d'avis sur aucun point particulier ; mais il cède à ce que nous nommerons volontiers avec lui une prédisposition à la soumission. Elle n'empêche pas que les grands principes qu'il a soutenus subsistent tout entiers dans son esprit, qu'ils aient de profondes racines dans son