‹ Un dernier GallicanChapitre 98 sur 162 · LETTRE A L UNIVERS · texte numérisé non relu

LETTRE A L UNIVERS

qui se plait à l'accuser de vouloir absorber les droits de l'Etat et de ne réclamer la liberté que pour arriver à la domination. Soyez à mon égard injuste et sans ménagements, mais, de grâce, ne défendez pas notre sainte religion d'une façon si compromettante pour elle. Vengez au besoin la foi catholique, mais ne lui faites pas l'injure et le tort de la confondre avec de pures opinions. Si vous voulez faire aimer et adopter la vérité révélée, ne la surchargez pas de croyances controver sables. Si vous désirez que vos frères errants viennent à vous, n'allez pas trop loin d'eux, ne dépassez pas la ligne ou s'arrête l'église enseignante ; en un mot, ne soyez pas ultra-catholique.

On a osé nous parler de secte à propos de gallicanisme, qui n'est pas plus en cause dans cette affaire que tel autre point de controverse ; ici comme toujours on ne définit pas le gallicanisme, on le laisse dans le vague, afin d'en parler plus à l'aise. Il n'y a secte, qu'on le sache donc bien, que là où il y a attachement à une doctrine condamnée par le Saint-Siège. Or, la Sainte-Congrégation de la Pénitencerie admettant elle-même formellement la distinction très réelle qui existe entre la déclaration de 1682 et la doctrine énoncée dans cette déclaration le 27 septembre 1820, qu aucune note de censure tbéologique na été imprimée à la doctrine contenue dans cette déclaration^. On devrait savoir aussi que la fameuse Défense de Bossuet, qui est consacrée tout entière à soutenir les quatre articles dont il fut le rédacteur, n'a pas même été mise à Vlnd^x.

Quant à la solution d'une énigme en ce qui concerne les renseignements sur le Concile de Rennes, je vous assure qu'il n'y aura pas de solution, attendu quMl n'y a pas d'énigme ; vous

I II est évident qu'il y a une lacune dans [cette phrase. On peut aussi reniarquer sur ce passade que la Pénitencerie n'est pas une congrégation, mais simplement un tribunal, comme la Daterie. Voici le texte entier du jug^ement : « Nullam tamen théologies censuras notam doctrinx declatione illa contents inustam fuisse ; propterca nihil obstare quominus sacramentali absolutione donentur sacerdotes, illi qui, bona Jide et ex animi sut persuasione, doclrinœ illi adhuc adhsreant, modo absolutione digni aliunde videantur. »

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