‹ Un dernier GallicanChapitre 99 sur 162 · VOYAGE A LONDRES · texte numérisé non relu

VOYAGE A LONDRES

avez eu ti'op de confiance dans certains correspondants, et voilà tout. Cependant, je dois avouer qu'il y a près de quatre ans un vénérable évêque à qui j'avais envoyé Vhumble remontrance^ et qui ne partage pas mes opinions, me fit l'honneur de ni'adresser quelques observations ; mais j'ajoute que j'ai en portefeuille, et que je suis en mesure d'exhiber un bon nombre de lettres d'évôques et d'archevêques qui m'ont adressé, sur cet opuscule, des félicitations.

Malgré les insinuations que je trouve dans votre article du 26 juillet, je respecte trop la Congrégation de l'Index pour la croire solidaire, soit de loin, soit de près, de vos arguments et de ceux de M***.

J'ai rhonneur d'être, etc.

Le 5 août, M. Bernier partait pour Londres d'où il rentra le 11 à Paris. Le récit de son voyage eût été très intéressant et il avait pris la peine de l'écrire. 11 est arrivé à son manuscrit le sort de beaucoup d'autres déposés en des archives ecclésiastiques. Chaque génération supprime charitablement ce qui contrarie la mode théologique en faveur de son époque, de sorte qu'avec le temps il ne reste plus que des documents aussi peu nombreux que peu caractéristiques.

Si l'importante relation laissée par M. Bernier a disparu, du moins on sait pourquoi, malgré ses goûts sédentaires, il entreprit une telle expédition.

Au sacre de M^"^ Angebault, M. Bernier avait vu le vicaire apostolique de Londres. Ils avaient causé de la conversion de l'Angleterre et le prélat lui avait dit que la position prise officiellement dans le Royaume-Uni par les catholiques romains était celle du gallicanisme théologique. Le 25 janvier 1826, tous les archevêques,

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