‹ Un devoir social et les logements d'ouvriersChapitre 10 sur 34 · UN DEVOIR SOC [AL · texte numérisé non relu

UN DEVOIR SOC [AL

vre et porte dans la crise que nous traversons une atteinte mortelle aux industries de Paris.

Sous quelque aspect qu'on l'envisage, on sent que le problème des logements est le nœud de la question sociale.

De la solution qui lui est donnée découle l'existence de la famille. De l'espace et de la division en plusieurs chambres destinées aux différents sexes, dépend la moralité. Sortez une famille de la chambre malsaine, où elle végète entassée, sans air, presque sans lumière ; prenez-la dans ces caves de Lille, où M. Jules Simon a trouvé des êtres humains, et d'où son beau livre de F Ouvrière a contribué à les retirer ; placez-la dans une des maisons à trois chambres telles que Mulhouse, le Havre et tant d'autres villes en fournissent le modèle; vous verrez se produire une subite métamorphose. Tout rentrera à sa place, d'abord les choses, puis les personnes, et à leur suite les idées. En peu de temps renaîtra le goût du foyer. Le père, qui n'avait jamais espéré un tel espace, prendra plaisir à son intérieur : la pièce où on vous recevra respirera, même dans le ménage le plus pauvre, un certain air soigné; revenez l'année suivante, à l'heure du soir où le travail de l'usine est terminé, vous trouverez

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