THÉÂTRE DU CASINO DE MONACO
La première représentation de Divorçons a pu avoir lieu avec le consentement de l'auteur. M. Sardou, après avoir beaucoup marchandé, a bien voulu se contenter de vingt-cinq napoléons pour ses droits d'auteur^ pour chaque représentation, plus vingt-cinq francs de commission, en dehors, pour son agent dramatique.
M. Sardou tenait particulièrement aux cinq pour cent supplémentaires, et il aurait volontiers dit : « Voilà comment on meurt pour vingt-cinq francs I »
L'Académie française a aussi ses héros, le Figaro, i^ janv.
« DES AILES ! DES ailes! DES AILES !.. » (F. SafdoU.)
Mais, si beau et si grand que soit cet honneur de contribuer à la gloire de son siècle, tout en admirant les généreux principes de mes adversaires, il nie faut bien rabaisser le débat aux préjugés de notre triste temps. Ne fût- ce que pour faire, une bonne fois, consacrer ces droits superbes auxquels prétend Fauteur d'OrfeWe sur les productions contemporaines; il me faut bien ramener notre affaire à cette malencontreuse loi de la propriété littéraire, désagréablement plantée là comme un obstacle, et qui, souvent déjà, a gêné notre éminent confrère Sardou iui-même. dans sa mission d'ajouteur d'aiies. . . qui le trouble encore aujourd'hui, à propos de cette singulière rencontre de sujet de ses deux dernières œuvres, avec Brutus lâche César
et avec ma Fiammina.., La quesLion est soulevée, il faut enfin qu'elle soit tranchée, ne fût-ce que par un acte solennel: déclarant que cette déplorable loi ne sera plus appliquée... Ce qui permettra k notre si fécond amuseur de signer désormais trois traités tous les ans. Tout le monde y gagnera... lui aussi.
Or, les entraves de cette loi fâcheuse, dont, par une autre bizarre rencontre, en sa qualité de viceprésident de la. Société des Auteurs dramatiques, mon éminent confrère Sardou se trouve précisément le gardien, les voici :
J'ouvre Touvrage d'un jurisconsulte très estimé, et tout spécial sur la matière, lequel ouvrage porte ce titre : Traité de lapropnété littéraire, Pouillet.