‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 159 sur 162 · TES LES FORMES! LIBERTÉ DES CONSCIENCES ! LIBERTÉ · texte numérisé non relu

TES LES FORMES! LIBERTÉ DES CONSCIENCES ! LIBERTÉ

SECONDE PARTIE. /jo5

charité! Baissez la tête, trop fiers et trop légers SICAMBRES , ET BRULEZ CE QUE VOUS AVEZ EN- CENSÉ , ENCENSEZ CE QUE VOUS AVEZ BRÛLÉ ! TOUT EST POSSIBLE A LA LIBERTÉ DE l'ÉGLISE.

Mais personne ne l'écoutait, et chacun ne songeait qu'à sauver sa vie , ou à reblanchir le sépulcre des enseignements d'état.

El je vis un livre ouvert près d'une petite lampe qui à peine l'éclairait , et je lus :

« Personne ne peut servir deux maîtres ; car , ou « il haïra l'un et chérira l'autre, ou il estimera l'un « et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu « et l'argent. »

« C'est pourquoi, ne vous inquiétez pas, pleins « de sollicitudes pour votre vie ou pour votre corps, « de ce que vous mangerez ou de quoi vous vous « vêtirez: la vie n'est-elle pas plus que la nourritu- « re, et le corps plus que le vêtement? »

« Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment, ni « ne moissonnent, ni n'amassent dans les greniers; « et votre Père céleste les nourrit: n'ètes-vous pas « beaucoup plus qu'eux? »

« Qui d'entre vous, par les calculs de son intelli- « gence , peut ajouter à sa taille une coudée ? »

« Et pour le vêtement, de quoi vous inquiétez- « vous? Considérez comment croissent les lis des « champs : ils ne travaillent ni ne filent. »

« Or, je vous dis que Salomon même, dans toute « sa gloire, n'était pas vêtu comme l'un d'eux. »

« Si donc Dieu donne un tel vêtement à l'herbe

4û6 LE COMMUNISME ET SES CAUSES.

« des champs, qui aujourd'hui est, et qui demain « disparaît dans la fournaise , combien plus ledon- « neia-t-il à vous , hommes de peu de foi ? »

« Ne dites donc point avec inquiétude : Que

* mangerons-nous, ou que boirons-nous, ou de

* quoi nous vêlirons-nous? »

« Les Gentils s'occupent, en effet, de toutes ces « choses; mais vous, votre Père sait que vous en « avez besoin. »

« Cherchez donc premièrement le règne de Dieu « et sa justice, et toutes ces choses vous seront « données par surcroit. »

« Ne vous inquiétez donc point pour le lende- « main, car le jour de demain portera avec lui sa « sollicitude, et à chaque jour suffit sa peine. r>(Ev. Matth. ch. 6. v.i[\. et suiv. )

Et comme je m'arrêtais , pensif, sur ce que je venais de lire, la voix qui criait: Point d'enseigne ment d'état! liberté de l'Église!... s'approcha de moi, et je l'entendis murmurer à mon oreille ces mots entrecoupés de soupirs:

Mon fils , la nuit se fait noire , bien noire , et le chemin est glissant: prends cette lampe et ce livre, et veille sur eux comme sur la prunelle de ton œil , puis éloigne-toi. Fuis , fuis loin, bien loin de tous ces hommes qui s'agitent et écrivent avec un poignard. L'éclair , tu le vois , sillonne dans tou.« les sens les nues qui toujours s'amoncellent; bientôt, bientôt l'orage va éclater, terrible , et la foudre frapper des coups qui retentiront jusqu'aux extrémité*

du monde et jusqu'au fond de l'enfer. Malheur donc; malheur à l'impie! Bienheureux ceux qui meurent

clans le Seigneur !

Et je n'entendis plus rien. O vous tous qui croyez tenez votre cœur pur; priez, priez, et laissez passe, la justice de Dieu!

Page 1