PREMIÈRE PARTIE. 3o
— Des propriétés!
— J'ai faim , j'ai soif; la sueur ruisselle sur mes membres brûlés par un soleil de feu ; j'ai besoin de repos. Le monde est à moi aussi bien qu'il est à vous, et la terre est notre mère commune.
— Je possède.
— De quel droit?
— Par droit de naissance. .
■— Les lapins qui naissent au fond du terrier, et les loups que leur mère allaite à l'antre reculé de la forêt , n'ont pas plus de droits les uns que les autres.
— C'est le fruit de mon industrie, des talents que j'ai fait valoir.
— Le Franc bardé de fer en disait autant aux jours de la conquête. Le courage, l'industrie , les talents, sont une force comme une autre; pèsentelles plus dans la balance que celle de la soif, de la faim ou de l'appétit qui veut jouir. Nous allons voir.
— Mais la raison?...
— La mienne vaut la vôtre.
— C'est donc au plus fort ?
— Au plus fort.
— Au plus rusé et au plus fourbe?
— Au plus fourbe et au plus rusé.
Aux armes , citoyens ! formez vos bataillons. Tuons, rusons.
A la victoire , et terres et maisons.
Lt il n'y a plus d'autre différence entre la brute et 1 homme que la stature.
i Et la ruse et la violence, et le vol et l'assassinat, la plus horrible licence, deviennent le chemin de l'égalité.
Et la liberté, c'est le pillage.
Et la fraternité , c'est la guerre , une guerre inouïe :
C'EST LE COMMUNISME
tt la logique dit au déisme et aux ennemis de la IL A RAISON !
religion révélée :