‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 42 sur 162 · PREMIERE PARTIE. Q-J · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. Q-J

I. Preuves tirées des enseignements de la philosophie d'état.

« U enthousiame , » a enseigné, vingt ans durant, le grand-maître Cousin, ministre de l'instruction publique, chargé de la direction de tous les cours de philosophie de l'état, et de la formation, à l'École normale, de tous les professeurs , « l'enthou- « siasme , après avoir entrevu Dieu dans le monde, « crée le culte (ou la religion), et dans le culte, en- « trevoit Dieu encore. La foi s'attache au symbole ; « elle contemple ce qui ri y est pas, ou du moins ce « qui n'y est que d'une manière indirecte et détour- « née ; c'est là précisément la grandeur de la foi « ( c'est-à-dire son imbécillité), de reconnaître Dieu « dans ce qui, visiblement, ne le contient pas. Mais « l'enthousiasme et la foi ne sont pas, ne peuvent « pas être les derniers degrés du développement de

« héritage d'un passé dont la république n'est pas responsable, « mais qu'elle s'efforcera de guérir. »

Ne nous y trompons pas, N. T. C. F. , écrivait aussi naguère aux églises de son diocèse le vénérable Cardinal évêque d'Arras , ne nous y trompons pas , la cause de ces guerres civiles , ce sont nos crimes, nos désordres, et la répudiation de toute croyance; ce sont les fruits funestes de cette éducation sans principes de morale, sans foi aucune, à laquelle on assujettissait notre trop infortunée jeunesse ; ce sont toutes les utopies de déraison , tous les plans de régénération sociale, inventions du délire, suscitées par le désir de briser, de détruire, s'il eût été possible, la religion de nos pères, pour ne nous faire appliquer désormais qu'à la pensée désastreuse et désolante du néant. » {Mandement demandant des prières pour les morts des journées de juin.)

« l'intelligence humaine. En présence du symbole, « l'homme, après avoir adoré (par hypocrisie ou « niaiserie sans doute), éprouve le besoin de s'en « rendre compte. Se rendre compte, Messieurs, se « rendre compte , c'est une parole bien grave que « je prononce. A quelle condition , en effet , se rend- « on compte? à une seule : c'est de décomposer ce « dont on veut se rendre compte ; c'est de le trans- « former en pures conceptions, que l'esprit examine « ensuite , et sur la vérité ou la fausseté desquelles « il prononce.»

« Ainsi , à l'enthousiasme et à la foi succède la « réflexion ; or, si l'enthousiasme et la foi ont pour « langue naturelle la poésie ( ou le symbole et les « fictions), et s'exhalent en hymnes, la réflexion a « pour instrument la dialectique, et nous voilà, « Messieurs , dans un tout autre monde que celui « du symbolisme et du culte. Le jour où un homme «a réfléchi, ce jour -là, la philosophie a été « créée... »

« La philosophie est donc la lumière de toutes les a lumières , V autorité des autorités , V unique autoritt . « En effet, ceux qui veulent imposera la philosophie « et à la pensée une autorité supérieure, ne songent « pas que, de deux choses l'une , ou la pensée ne com- « prend pas cette autorité, et alors cette autorité « est puur elle comme si elle n'était pas , ou elle la c comprend, s'en fait une idée et l'accepte à ce tia tre , et alors c'est elle-même qu'elle prend pour « mesure, puur règle, roi b ai torité dernière, »

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