‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 49 sur 162 · PREMIERE PARTIE. IOI · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. IOI

d'histoire à Nancy, « n'est qu'un débris. Ce fut ja- « dis une belle plante qui souriait au soleil et puri- « fiait l'atmosphère, et maintenant elle jonche la « terre desséchée et putride. » (Siècle , 18 mai 1 83g.)

« Dans une petite ville de Judée, » dit un cahier d'histoire , dicté à des élèves de quatrième et de cinquième, au collège d'Avignon, « il naquit un Dieu, « ou le plus grand des hommes ; 33 ans après , il « mourut. Bientôt la première église prit naissance... « Il ne faudrait pas se faire de l'Église, dans ses cornet mencements, la même idée que de l Eglise actuelle- « ment établie. Rien n'était plus saint que la famille « chrétienne; la communauté des biens y était était blie en principe..., » ce qui est complètement faux ; mais ce qui est plus dangereux encore , c'est de faire consister la sainteté de l'Église dans la communauté des biens; d'où il serait facile à des enfants mêmes de conclure qu'elle n'est plus sainte, et que c'est dans le communisme qu'il faut la chercher.

Mais en voilà assez pour l'histoire ; il faut céder la place à la littérature.

III. Preuves tirées des enseignements de la littérature d'état.

« Le spiritualisme, «enseigne M. le grand-maître Villemain, ce célèbre professeur de littérature, « naît « du désespoir ou du dégoût. Alors, comme la vie « sociale n'offre rien de grand, souvent cette ardeur « de génie, privilège de quelques hommes, s'em-

« porte et s'égare en spéculations mystiques. Ils sont « enthousiastes du ciel, parce qu'ils ne sont pas « assez clignement occupés sur la terre; leur âme , « incapable d'inaction , prend l'infini pour car- « rière... , et le merveilleux et V incompréhensible « (c'est-à-dire, la religion), deviennent pour eux l'or- « dre naturel et la réalité.»

« Les controverses des anciens Pères n'étaient « que des problèmes et des subtilités mystiques ( la « divinité et l'humanité de Jésus-Christ, la grâce et «la liberté) , où ils consumaient leurs talents et « une force de sagacité qui suffisent aux plus su- « blimes conceptions; et il n'est pas besoin de leurs « prétendus miracles pour expliquer leur ascen- « dan t. C'est par les mots mystérieux que les peu- « pies se mènent et s'agitent ; et la morale est une « chose trop simple et trop vraie pour suffire à ce « besoin qu'un génie ardent éprouve de dominer « les âmes et de les subjuguer par sa croyance. L'in- « trépide , l'éloquent Athanase a donc souvent « rempli ses ouvrages d'une scolastique subtile.... « Tel qu'un chef de parti , il ne s'expose que pour « le succès; il cherche le triomphe et non le mar- « tyre. » Le célèbre grand-maître traite à peu près de même tous les Pères de l'Église, que les universitaires prétendent avoir été, au contraire, réhabilités par lui.

« Rome , au IVe siècle, cherche à dominer les Ëgli- « ses ; elle tâche de se rendre l'arbitre des contrôler- « ses; et sans égaler la gloire des Eglises d'Orient,

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