‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 50 sur 162 · PREMIERE PARTIE. IO · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. IO

a elle devait , à la longue , l'emporter sur elles , par « une sorte de prudence temporelle et de ténacité. »

a Quand un voyageur entre dans Rome, il en- « trevoit la grandeur de cette domination spiri- « tuelle, qui est tombée comme la première. » (Ses cours imprimés par lui-même sous le nom de Nouveaux mélanges , tom. ii, pag. i44 ? 3g6, i4o, i45, i5g, 173,190, 384, i55, 1 56, 4^9-)

« Quand me sera-t-il donné, «enseigne M. Désiré Nizard , professeur de littérature à l'École normale, et chef de division au ministère de l'instruction publique, « de revenir rêver sur les ruines de « la cité endormie, sur les débris de deux religions, « dont l'une est morte, et dont l'autre ne peut re- « lever ses temples qui tombent....?»

« Combien qui gouvernent avec leurs propres « moyens, qui sont la superstition et les pratiques « dévotes!... Ils font adorer la religion sous la figure « de la superstition. Ici , c'est un tonsuré, démine « honnête, sauf les habitudes de l'état..., sérieux « de bouche, quand il ne l'est pas d'esprit. Là, c'é- « tait un de ces mille prêtres qui faisaient leur for- « tune par leur habit , et se poussaient aux hon- « neurs spirituels pour leurs projets temporels : « exemple assez commun d'une vie agitée, d'une « ambition mondaine et d'une ardeur insatiable « pour les biens de ce monde , sous la triple robe de « prieur d'abbaye , d'évêque et de cardinal, triple « cilice d'orgueil, d'impureté et de convoitise, alors comme depuis. » [Mélange de littérature, tom. 1, pag.

38et3r),et247-) Son Résumé de l'histoire de la littérature française est tout entier dans cet esprit sceptique et voltairien , et ces ouvrages sont l'esprit de ses cours.

« Celui qui vous parle, » dit M. Ampère, professeur de littérature étrangère au Collège de France, « est un soldat de cette grande expédition de dé- « couverte, de cette grande armée de conquête qui « s'ébranle et se lève partout, et qui s'avance avec « ardeur vers un but qu'elle aperçoit encore un peu « confusément. Ce but, quel est-il? Nul peut-être ne « le saurait dire, mais les âmes en ont le pressenti- « ment. Entendez de toutes les bouches , de tous les « livres, de toutes les chaires, partir des voix qui ap- « pellent ou promettent un renouvellement reli- « gieux , moral ', social... Écoutez l école née du sainl- « simonisme , et qui a échappé à ses écarts ; écoutez « mes jeunes et illustres collègues, M. Lerminier, « dont l'éloquence nous est en ce lieu si présente; « M. Jouffroy , dont la pensée calme et limpide ré- « fléchit de plus en plus les horizons nouveaux.... « Croyez donc à l'avenir et cherchons ses voies. » ( Discours prononcé dans son cours au Collège de France, Revue des deux mondes , 3e série , tom.i, pag. [\\\ , /ji3 et l\nl\.} Son cours, imprimé sous le nom à' Histoire de la littérature étrangère , est également rempli d'impiétés et de diatribes calomnieuses contre les papes, les évèques, et surtout les Pères de l'Église....

« La terre , » enseigne M. Edg. Quinet, professeur

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