PREMIERE PARTIE. III
la religion et l'Église, qu'on l'a brutalement imposé. Quelques exemples suffiront pour en convaincre.
V. Preuves tirées des enseignements prescrits , imposes par l'état à toutes les classes de citoyens.
Parmi les livres prescrits , imposés à tous les collèges, à toutes les institutions sans exception, à toutes les bibliothèques d'écoles normales primaires, ou autorisés pour toutes les écoles, ordonnés pour la distribution de leurs prix, sont les livres suivants, entre cent autres de la même espèce.
Le Siècle de Louis XIV, V Histoire de Charles XII, par Voltaire ; Les Révolutions de Suéde, par Vertot , le Livre d'instruction morale et religieuse , ou catéchisme de M. Cousin ; le Manuel des écoles primaires, publié sous la direction de M. Matter; Entretiens sur la morale de maître Pierre; Institut et mœurs des animaux ; Histoire de Napoléon ; Les Campagnes d Italie ; l'Histoire de France de M. de Bonnechose ; les Cahiers historiques de Burette , etc. etc. etc.
Quelques passages vont en faire connaître l'esprit.
« A peine affermi sur le trône, » dit l'histoire de Charles XII, prescrite, imposée à toutes les clas-
« se méGer , et c'est le vrai de la situation. Ma conviction est que , « s'ils persistent à méconnaître l'expérience, ils se trompent comme « ils se sont trompés il y a trois cents ans , et ils seront battus comme « il y a trois cents ans. » (Séance du 9 Mai, Univers, 10 Mai 1844.)
ses de 4e de la France, « Gustave Vasa tenta une k entreprise plus difficile que des conquêtes. Les « véritables tyrans de l'état étaient les évèques, qui, « ayant presque toutes les richesses de la Suéde, « s'en servaient pour opprimer les sujets et pour « faire la guerre aux rois. Cette puissance était d'au- « tant plus terrible que V ignorance des peuples « l'avait rendue sacrée. Il punit la religion calholi- « que des attentats de ses ministres. En moins de « deux ans, il rendit la Suède luthérienne par la « supériorité de sa politique , plus encore que « par autorité. Ayant ainsi conquis son royaume « sur les Danois et sur le clergé, il régna heureux « et absolu jusqu'à l'âge de 70 ans, et mourut plein « de gloire, laissant sur le trône sa famille et s.v « religion. » (Pag. 18. tom. 1. édit. in- 18.)
« La cour de Rome, » lit-on plus loin (pag. 10G.) , « qui a toujours songé à augmenter son pouvoir « temporel à la faveur du spirituel, avait depuis « très-longtemps établi en Pologne une espèce de « juridiction à la tète de laquelle est le nonce du « pape. Ses ministres n'avaient pas manqué de pro- « fiter de toutes les conjonctures favorables pour « étendre leur pouvoir révéré par la multitude , « mais toujours contesté par les plus sages.... En « 1728 (à l'aide de la Russie), l'on a retranché ces « abus qui ne sont jamais réformés que lorsqu'ils « sont devenus tout a fait intolérables... » Et pendant que l'état- Louis- Philippe -Guizot et compagnie, prescrivait l'enseignement de ces choses