‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 6 sur 162 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

homme ; la foi , la raison , la conscience , le sentiment même de la conservation , l'ont abandonné; il est descendu au-dessous de la brute.

L'objet de cet écrit est donc d'étudier les causes du mal, qui, sous le nom de communisme , menace d'une ruine totale toutes les sociétés. Impossible , sans les connaître , d'apporter à ce mal un remède efficace. C'est à elles qu'il faut remonter, quoi qu'il en coûte; elles qu'il faut sonder dans toutes leurs profondeurs , si nous ne voulons périr. Le temps des palliatifs est passé; ils ne feraient qu'élargir la plaie et la rendre tout à fait incurable, ou ne la cicatriseraient à l'épiderme, comme naguère, que pour laisser le virus exercer à l'intérieur les plus affreux et les plus irrémédiables ravages.

Les causes du mal une fois connues, démontrées , il nous sera facile d'assigner les véritables remèdes. Puissent-ils ne pas venir trop tard, ettrouverdes esprits et des cœurs dociles!

On le voit déjà, notre parole sera franche , indépendante de tous les partis , dure et hardie parfois, mais toujours, nous l'espérons, juste et vraie. Cette impartialité , l'amour de notre pays , les maux qui le menacent et qu'il nous serait doux de conjurer au prix de notre sang, seront notre excuse , et nous feront trouver

XII INTRODl CTION.

grâce, nous en avons du moins la confiance, auprès des âmes pusillanimes et des cœurs qu'un attachement trop grand aux choses d'icibas ont toujours tournés du coté des flatteurs; du côté des hommes qui, comme au temps de Jérémie , disent: Paix, paix, quand il n'y a point de paix, et dont la panacée universelle se formule en compliments et en louanges à l'adresse de tous les pouvoirs et de tous les partis.

Nous ne parlons pas des hommes qui nous gouvernent: nous les estimons trop, nous les croyons trop franchement républicains, pour penser qu'ils puissent même prendre ombrage d'une parole logique et inspirée par le seul amour du pays.

Quant à l'impiété consommée, cette ennemie permanente et acharnée delà religion, la principale et la seule cause de tous les malheurs de la patrie, nous n'avons jamais recule devant ses clameurs, et nous sommes bien aise qu'elle sache que nous tenons à honneur ses haines les plus implacables, aussi bien que ses plus superbes mépris.

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