‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 77 sur 162 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

son tour le second disciple de M. Cousin, professeur de Philosophie et de morale à l'École normale , et depuis au Collège de France ; « il est le principe de « toutes les affections, en fait tous les caractères, en « constitue tous les phénomènes. L'amour de soi est « au fond du cœur comme la garde de la personne... « Pour une existence étrangère , pour un être won « moi, être plein de sollicitudes, d'intérêt et d'a-

« mOUr, EST UNE HYPOTHÈSE ABSURDE.... »

Allez donc maintenant , pauvres fils de prolétaires, vous faire tuer sur les champs de bataille ou dans les émeutes, pour les gouvernements, pour le pays et pour l'ordre. Les communistes seuls sont conséquents à ces principes : c'est pour eux, pour faire fortune, se rendre heureux ici-bas dans l'abondance et la communauté de toutes choses, qu'ils se battent.

Le disciple de M. Cousin, le professeur des professeurs , ajoute : « Une conséquence nouvelle qui « sort de tout ceci, c'est que jouir et souffrir des cau- « ses qui de quelque façon nous favorisent ou nous « contrarient dans notre marche vers le bien (le nôtre, et dont nous sommes seuls juges), « les aimer « ou les haïr, les rechercher ou les repousser, sont « choses très-licites y je dirai plus, très-obligatoi- « res.... » (Damiron, Cours de Philosophie , tom. i. pag. 161 et suiv.) Ainsi, le communisme, et tous les moyens qu'il pourra employer pour réussir, sont pour tous ceux qui en font partie et dont il doit faire le bien , non-seulement chose licite , mais chose très-obligatoire.

iGa LE COMMUNISME ET SF.S CAUSES.

« Le vrai progrès moral et religieux », dit dans sa préface de la Théorie de Kant , ce catéchisme admirable, le professeur de philosophie et de morale à la Faculté des lettres de Lyon , « consiste.... en « ce que chacun obéit à la loi qu'il se donne à lui- « même, et qui doit être aussi par lui considérée « comme la volonté du Créateur , révélée à son « esprit par la raison. » (pag. 29.) La conséquence qu'il en tire, est: plus de prêtres , plus de culte; et celles qui en découlent, ne sont-ce pas toutes celles du communisme? Aussi le logique professeur ajoute-t-il , quelques pages plus loin (pag. 32.) , « que « l'époque où cette -vraie religion a exercé le plus « d'empire sur les âmes, a été la fin du 18e siècle. » L'époque sans doute de Danton , de Marat et de Robespierre !

« Que serions-nous sans les femmes? » enseigne M; Michelet , professeur en ce temps-là de tous les professeurs d'histoire à l'École normale, maintenant professeur d'histoire encore, et de morale par-dessus, au Collège de France; « elles nous donnent la vie , « et cela c'est peu , mais aussi la vie de l'âme. Que « de choses nous apprenons près d'elles , comme « fils, comme amants ou amis...! Parmi les femmes « qui cultivèrent la grâce dans le duc d'Orléans , « frère de Charles VI , fut Isabeau de Bavière , « sa belle-sœur , son amie, peut-être davantage. > {Hist. de France, tom. îv. pag. q5 et 96.)

Il avait déjà dit (dans le tome 11. pag. a53etsuiv<) au milieu de tous les accents de l'admiration : « Si

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