‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 97 sur 162 · PREMIERE PARTIE. JQy · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. JQy

que , et affirmer encore une fois que tout est Dieu. Et pourtant (pag. l\i. ), il démontre qu'il est impossible de n'admettre qu'une seule substance , parce qu'il y en a dont les qualités primitives s'excluent mutuellement, comme l'esprit et la matière, et qu'il y a autant de diverses substances qu'on peut faire de pareilles exclusions.

C'est donc , comme on voit , c'est toujours contradiction sur contradiction, le pour et le contre, le oui et le non sur tout et en tout, le plus inimaginable, le plus absurde scepticisme.

Il en est de même de Fume , d'une autre vie, de ïimmortalitè, de tout; il affirme, il nie, il doute, il ne sait pas. « Nous n'avons point , dit-il (pag. 17.), « tout en commençant, la mesure de cette machine v immense; nous n'en pouvons calculer les rapports; « nous n'en connaissons ni les premières lois ni la « cause finale ; nous nous ignorons nous-mêmes ; « nous ne connaissons ni notre nature ni notre prince cipe actif; à peine savons-nous si l'homme est un « être simple ou composé ; des mystères impénétra- « blés nous environnent de toutes parts; ils sent au- « dessus de la région sensible ; pour les percer, nous « croyons avoir de l'intelligence, et nous n'avons que «de l'imagination. Chacun se fraye , à travers ce « monde imaginaire, une route qu'il croit la bonne;

« NUL NE PEUT SAVOIR SI LA SIENNE MENE AU BUT.... Il ne

« m'est pas plus possible de concevoir comment ma « volonté meut mon corps, que comment mes sen- « sations affectent mon âme. Je ne sais pas même

If)S LE COMMUNISME ET SES CAUSES.

« pourquoi l'un de ces mystères a paru plus expli- « cable que l'autre. Quant à moi, soit quand je suis o passif, soit quand je suis actif, le moyen d'union « des deux substances me paraît absolument incom- « préhensible.... (pag. 3o.) » Or,« que puis-je nier , « affirmer? Quels raisonnements puis-je faire sur ce ce que je ne puis concevoir ? (pag. 52.) » Il affirme pourtant qu'il a une âme, sans savoir quelle est son essence, ce qui ne l'empêche pas de la dire spirituelle, et d'ajouter immédiatement : « Je ne puis « raisonner sur (ce que je ne conçois pas), sur des « idées que je n'ai pas.... » Et un peu plus loin : « Quand j'entends dire que mon âme est spirituelle « et que Dieu est un esprit, je m'indigne contre cet « avilissement de Tessence divine, comme si Dieu et « mon âme étaient de même nature! » (pag. 56.)

Il semble admettre l'enfer; il semble en douter; il s'écrie enfin : « Qu'est-il besoin d'aller chercher « l'enfer dans l'autre vie? il est dès celle-ci dans le « cœur des méchants. » (pag. 5i . 54 et 55.) Il n'y a qu'un petit inconvénient à cette croyance: c'est que les méchants s'accommodent de ce châtiment sans trop se plaindre, car il n'y en a pas un presque qui ne désirât de le voir, ainsi que leur vie, durer toujours.

H nie le péché originel, et il dit qu'il y a dans nous des combats inexplicables; il nie la prière, et il prie; il nie la présence réelle et toutes les cérémonies du culte, et il dit la messe et observe ses cérémonies avec la plus scrupuleuse exactitude.

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