‹ Un éclair avant la foudre; ou, Le communisme et ses causesChapitre 100 sur 111 · TÉ EST UN DROIT, AUSSI LÉGITIMEMENT · texte numérisé non relu

TÉ EST UN DROIT, AUSSI LÉGITIMEMENT

« QUE JE DIS : LA LIBERTÉ EST UN DROIT. » (De la Propriété , chap. 1 1. pag. i6 et suw.)

Ainsi, le point de départ, le principe fondamental de tout le livre de M. Thiers, et la théorie, selon lui, de tous les droits, se réduisent à ceci : L'homme a un besoin vrai (Tune chose ^ cest sa loi, loi que démontre V exacte observation de la nature : DONC, c'est son droit. Et appliquant ce principe à la propriété, voici son raisonnement: Or^ la pro^ priété est un vrai besoin de V homme constaté par l'observation exacte de la nature , uw besoin indispensable A l'existence : donc , la propriété est uk

DROIT DE l'homme , UD drolt RUSSi LÉGITIME QUE

l'exercice de la pensée et de la parole, aussi LÉGITIME QUE LA LIBERTÉ. Il est Impossible de contester ce fait, et de prétendre que ce ne soit pas là toute l'argumentation de M. Thiers.

Or, voici mon premier raisonnement, aussi incontestable , aussi évident que le fait, principe fondamental des raisonnements et de tout le livre de M. Thiers.

Ou le savant, l'éloquent , le profond homme d'état A PROUVÉ dans son livre, et par l'observation exacte de la nature de l'homme, que la propriété

EST un BESOIN DE LA NATURE HUMAINE, UN BESOIN IN- DISPENSABLE A SON EXISTENCE, LA LOI DE l'hOMME , ET PAR CONSÉQUENT , SON DROIT ;

OO IL NE l'a POINT DÉMONTRÉ.

Il n'y a point de milieu possible.

3!l8 LE COMHDIIISME ET 818 CAUSES.

Dans le premier cas: donc, chaque homme, par la

LOI DE SA NATURE, A DROIT, NON PLUS AU TRAVAIL, MAIS A LA PROPRIÉTÉ, TELLE QUE l'eNTENDENT ET LES COM- MUNISTES ET M. THiERS,un droit natureU indispensable à l'existence , un droit aussi légitime que la liberté, ET QUI NE PEUT PAS PLUS LUI ÊTRE REFUSÉ Qu'eLLE.

Donc, le communisme a raison , et chaque prolétaire AVEC LUI A LE DROIT , UN DROIT NATUREL , IMPRES- CRIPTIBLE, DE DEMANDER, ET DE DEMANDER f lÈREBfERT COMME UNE CHOSE QUI LUI EST DUE , LE PARTAGE DES TERRES, DES MAISONS ET DES CAPITAUX, ET DE l'oPÉRER PAR TOUTES LES VOIES, DE TELLE SORTE QUE CHACUN AIT UNE PROPRIÉTÉ SELON LE VRAI BESOIN DE SON ÊTRE, ET DE SON ÊTRE. PENSANT, BIANGEANT ^ BUVANT, s'aCCOU- PLANT , DORMANT , ET SE RÉVEILLANT POUR RECOMMEN- CER ENCORE.

Et comme, par Texpérien ce et la force des choses, les propriétés sont sujettes à passer d'une main à l'autre, en sorte que, tous les deux ou trois ans, une partie des citoyens est dépouillée de la portion respective, qui est son droit imprescriptible, inaliénable , indispensable à son existence :

Donc, tous les deux ou trois ans, et plus souvent

MÊME , l'état est OBLIGÉ DE PROCÉDER A UN NOUVEAU

PARTAGE, OU DE s'Établir l'administrateur permanent

J)ES propriétés, C03IME LE VEUT ET LE DEMANDE EN- CORE LE COMMUNISME, ET IL NE PEUT PAS s'y REFUSER SANS TYRANNIE.

Nous défions à notre tour d'attaquer ces conséquences.

SECONDE PARTIE. SaQ

Dans le second cas : Donc , M. Thiers n'a point établi LE DROIT DE PROPRiÉTi ; et que deuient son livre ? que deviennent sa propre renommée et tous les éloges qu'à tem^i on lui prodigue ?

Donc, le rationalisme est radicalement incapable d établir le droit de propriété; car nous ne pouvons supposer que M. Thiers ^ le premier ^ le plus habile de ses champions , ne l'ail pas fait, si la chose avait été possible. Donc , aux yeux du rationalisme , le

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