PREMIÈRE PARTIE. iSq
son tour le second disciple de M. Cousin^ professeur de Philosophie et de morale à l'École normale , et depuis au Collège de France ; a il est le principe de « toutes les affections, en fait tous les caractères, en « constitue tous les phénomènes. L'amour de soi est « au fond du cœur comme la garde delà personne..., « Pour une existence étrangère^ pour un être ifow «MOI, ctre plein de sollicitudes, d'intérêt et d'a-
«mour, EST UNE HYPOTHÈSE ABSURDE.... »
Allez donc maintenant , pauvres fils de prolétaires, VOUS faire tuer sur les champs de bataille ou dans les émeutes, pour les gouvernements, pour le pays et pour l'ordre. Les communistes seuls sont conséquents à ces principes ; c'est pour eux , pour faire fortune, se rendre heureux ici-bas dans l'abondance et la communauté de toutes choses, qu'ils se battent.
Le disciple de M. Cousin, le professeur des professeurs , ajoute : « Une conséquence nouvelle qui ^ sort de tout ceci, c'est que jouir et souffrir des cau- «t ses qui de quelque façon nous favorisent ou nous « contrarient dans notre marche vers le bien (le nôtre, et dont nous sommes seuls juges), « les aimer « ou les haïr, les rechercher ou les repousser, sont tt choses très-licites y je dirai plus , trés-obligatoicc REs.... » (Damiron , Cowr^ de Philosophie^ tom. i. pag. i6i et suiv.) Ainsi, le communisme, et tous les moyens qu'il pourra employer pour réussir, sont pour tous ceux qui en font partie et dont il doit faire le bien , non-seulement chose licite , mais
chose TRÈS-OBLIGATOIRE.
iGo LE COMmUNlSME ET SES G4USES.
a Le vrai progrès moral et religieux », dit dans sa préface de la Théorie de Kant , ce catéchisme admirable, le professeur de philosophie et de morale à la Faculté des lettres de Lyon , « consiste.... en « ce que chacun obéit à la loi quil se donne à lui <c même y et qui doit être aussi par lui considérée' « comme la volonté du Créateur , rét^élée à son « esprit par la raison. » (pag. ag.) La conséquence! qu'il en tire, est: plus de prêtres ^ plus de culte ;^ et celles qui en découlent, ne sont-ce pas toutes celles du communisme? Aussi le logique professeur ajoute-t-il , quelques pages plus loin (pag. 3t2.) , a que « répoque où cette vraie religion a exercé le plus « d'empire sur les âmes^ a été la fin du i8^ siècle. » L'époque sans doute de Danton , de Marat et de Robespierre !
ce Que serions-nous sans les femmes? » enseigne M. Michelet , professeur en ce temps-là de tous les professeurs d'histoire à l'École normale, maintenant professeur d'histoire encore, elA^ morale par-dessus, au Collège de France^; «c elles nous donnent la vie, ff et cela c'est peu , mais aussi la vie de Vâme. Que « de choses nous apprenons près d'elles , comme <c fils, comme amants ou amis...! Parmi les femmes <r qui cultivèrent la grâce dans le duc d'Orléans , V frère de Charles VI , fut Isabeau de Bavière , a sa belle-sœur , son amie , peut-être davaiitage. « {Hist. de France y tom. iv. pag. gS et 96.)
II avait déjà dit (dans le tome 11. pag. aSSetsuiv.) au milieu de tous les accents de l'admiration : « Si