PREMIÈRE PARTIE. l
f des choses y et rintimité est la plus délicieuse de t toutes. » (i)
a Quand le spiritualisme , enseigne M. Philaf réte ChasleSy eut fatigué l'humanité; lorsqu'elle i fut lasse d'abnégation , qu'elle se sentit épuisée c de macérations et de veilles..., il se fit une lente a et progressive réaction du matérialisme contre le « spiritualisme, et du corps asservi contre Vâme im- « périeuse.... Ainsi , après que le spiritualisme eut « compromis sa propre créatioic en l'exagérant, « il y eut retour progressif j par l'examen y à la ré- « habilitation de la matière. » {Revue des deux mondes^ mars i84a 9 extrait de son Cours de littérature étrangère, au Collège de France, Quatre prêtres au 1 3* siècle.)
(1) Serait-il vrai qu*au fort de leurs attaques contre le christianisme, MM. les professeurs Michelet et Quînet, en même temps qu'ils recevaient une invitation à dîner à Yincennes , de M. le duc de Montpensier ^ recevaient aussi deux longues lettres de félicitation et d'encouragement d'Enfantin » chef du saint-simonisme ? Noua avons eu du moins entre les mains une copie de ces deux lettres , telles qu'elles furent envoyées à tous les métropolitains du saintsimonisme , en compagnie d'une autre adressée à un ofQcier, favori de Tempereur Nicolas, pleine d'éloges, et de bons avis sur la politique à suivre par son maître.
Nous lisons aussi dans les pièces justiGcatives de l'enquête : « Dé- « position de M. Turch^ représentant du peuple: Le 15 mai, j'é- « tais à deux bancs de M. Edgar Quinet; malgré les invitations réi- « térées des représentants qui l'entouraient , M. Quinet, colonel de « la 11' légion, ne voulut pas aller faire battre le rappel. » Ce M* Edgar Quinet est-il le même que l'auteur d\^hasvérus^ des Cours intitulés: Génie des religions; le même que le professeur du Collège de France, qui^ pendant tant d'années, a attaqué, au nom de rétat-Louis-Philîppe, la religion catholique et son clergé?
j64 LE COMMONISME ET 6E6 CAUSES.
a Quant à ce qui concerne la réhabilitation de la <r matière , » dit M. le professeur des Législations comparées , a j'y vois un effet des doctrines du pana théisme^ gui incorpore la matière dans Dieu même, « et l'absout par cette assimilation. » Il ajoute plus loin : « Sur un autre point, la nouvelle école (le a saint-simonisme), fut hardie; elle nia (ainsi que le ff fouriérisme), l'existence du mal et prêcha la réha- « bilitation de la matière. Y a-t-il du mal? y a*t-il « du bien ? Qu'est-ce que le mal ? qu'est-ce que le « bien ? Il n'y a pas de mal ! s'est-elle écriée. L'homme «t n'a point à lutter contre une puissance funeste ; a ce qu'il a pris pour le mal n'est que Timperfec^ « lion de sa propre science et V insuffisance de sa a propre force.... Disparaissent à jamais les téné- « bres , les terreurs et la nuit du royaume de Satan; « l'enfer est un mensonge, le mal est une chimère; « rhomme n'a , daps le temps et dans l'espace , ff d'autre obstacle que lui-même ; ce sont ses « proprés illusions qu'il doit disperser avec son « épée, comme des illusions menteuses. Cette le- « vée de boucliers est audacieuse et bruyante.... a Pour moi ^ je donne la main à cette insurrection. « Je la crois légitime , et je la regarde comme un a fruit naturel de la température de mon siècle. » (Lerminier, du saint^simonisme. Revue des deux mondes , dépositaire de la plupart de ses leçons et de celles des autres professeurs, tom. vu.)
ff La thèse de Georges Sand (le communisme le ff plus large) , a son côté vrai ; et cette femme est
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« un dialecticien comme le grand Arnault , moins a l'ennui de la matière. » (Désiré Nisard , professeur de Littérature à l'École normale, directeur d'une des divisions du ministère de l'Instruction publique , Mélanges de littérature j tom. i. pag. a470
a Jetons un dernier regard damour sur cetle «œuvre immense de la république de Platon..., « où les idées s'élèvent les unes sur les autres a à une hauteur infinie.... Platon réclamait le rèc gne des capacités , la communauté des biens a et la communauté des femmes , et construisait a l'édifice de sa belle république sur ces trois lar- « ges bases. Aristote, au contraire, véritable repréa sentant du calcul égoïste et mesquin, voulait la « combinaison et la fusion des intérêts, la propriété « immobilière et la famille, v (M. Férari , Cours de philosophie y résumé par lui et imprima chez l'éditeur des ouvrages des saints-simoniens et des fouriéristes, et encore Univers^ n° 863.) Le professeur, communiste sans déguisement , révoqué sur la plainte des pères de famille , fut peu après reçu agrégé ou licencié en philosophie , par M. Cousin lui-même , à la suite d'un examen. Le livre de la république de Platon était , du reste , la matière obligée et officielle des examens pour Vagrégation à l'enseignement d'état. ( J^o/ez les Alma^ nachs de V université y entre autres, années j835 et i836.)
c La femme, esclave sous le paganisme, affranc chie parle christianisme, seba libhe sous la beli*
lG6 LE COMMUNISME ET SES CAUSES.
ff Gio9DEL'AVEinR.»(Gatien-Arnoult, Doctrine phi' losophique , pag. 4o5 et 4o6.)
a Le cours de philosophie de M. Laroque », professeur à Grenoble et ailleurs , puis recteur de Tacadétnie de Cahors, a est, dans Tétat actuel des choie ses, » dit le Journal de t instruction publique ^ ou de renseignement d'état, n® 78, « un des meilleurs ce abrégés dont on puisse conseiller la lecture « auzj'eunes gens; ils y trouveront ce qu'on ren- « contre rarement uni dans les ouvrages de ce « genre : la doctrine saine , une morale pure et ai- « mable^ présentées dans un style élégant et sous « des formes attrayantes.... En traitant de la vie fuff ture , il avait évité, dans ses premières éditions , « de se prononcer formellement sur cette grave « question de 1 éternité des peines , qui partage les « philosophes et les théologiens; dans la nouvelle, a il se décide, au risque de soulever de puissantes ff contradictions. Il ne craint pas de repousser ce « dogme désespérant d'une religion mal comprise ^ « et va jusqu'à dire que rien n'est plus véritable- « mentïMPiE. » (I^s jeunes gens y trouveront aussi) « ces graues dissertations sur les différences de Va- « mour sexuel et physique, et de l'amour pur et pla- « tonique, sur les avantages et les inconvénients « de la polygamie, et même delà POLYANDRIE.»
a Le principe du bien , » dit le Manuel officiel de la philosophie d'état du professeur ]VIalIet,acon- « sidéré d'une manière absolue (comme la raison « dans la force à l'impersonnel, ou dans le Dieu-