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a tout), est un, éternel, toujours égal à lui-ménie, « tandis que , dans ses applications (ou phénomèce nés), il devient variable et m defiitiment extensible. « £n d'autres termes, la notion du juste et de Tin- «t juste a existé de tout temps.... Mais appliquée a aux actes humains , cette notion invariable dans a sa nature (ou Dieu) , ne l'a plus été dans le degré « (ou rhomme); elle est tombée, comme tout ce « qui est de Tliomme, sous la loi de \^ progressivité, r^ {Manuel de philosophie ^ adopté pour tous les collèges pag. 69, 70, loi , 102 et io5,etc.)
C'est d'après ces principes de morale que presque tous les professeurs de l'état, depuis vingt ans, font l'éloge des gnostiques, des albigeois, des musulmans, des hussites, des protestants, et de toutes les insurrections à main armée qui tentèrent de renverser autant qu'il était en elles, à travers les meurtres , le pillage et l'incendie , la souveraineté de Dieu , pour y substituer celle de la raison et des sens. C'est d'après ces principes que plusieurs en sont venus publiquement et au milieu de leurs élèves , à faire l'éloge , et de Marat , etde Robespierre, et de tous les hommes de gS. Voici comme en parle un des plus célèbres professeurs de province , M. Gatien-Arnoult:
« Tous ensemble , papes , rois , seigneurs ou no- « blés , prêtres, parlements, philosophes, tiersa état, tous tant qu'ils restaient, fuient, tombent, « roulent, et sont dispersés comme les feuilles d aua tomne par le vent d'hiver, au souffle de ces hom-
l68 LE COMMUNISME ET SES CAUSES.
a mes terribles dont la naweté brutale n'avait pas a craint d'inscrire sur un drapeau de mort : Trem- « blez! voilà les bouchers! Scènes sublimes de détf solation et de meurtre.... Ceux qui les firent, ap- «r paraissent aujourd'hui comme des géants , fléaux « de Dieu 9 dieux eux-m£mes, détruisant l'antique « France, comme jadis l'antique II ion. Sileivce doiîc « à qui ose les accuser et les calomnier , les disant « ignorants, faibles , ineptes ! Silence! car, ne craia gnez-vous pas qu'ils ne s'en indignent au fond de a leurs tombeaux, et qu'un seul mouvement de leurs « ombres ne suffise pour faire ouvrir le sol et vous « engloutir ? Tel est le géant enseveli sous l'Etna. » [Doctrine philosophique y pag. 189 et 247, et une leçon de son cours , en présence du recteur Nouzei- Ihes, rapportée par les journaux , Univers^ n® 820.)
M. Heguin de Guérie, professeur au collège de Louis-le-Grand , inspecteur ensuite de l'académie de Lyon , dans ses Choix de littérature morale et reli* gieusej donne aussi, comme morceau du genre, la mort de Mirabeau, racontée ainsi par M. Thiers:
• Mirabeau fit ouvrir sa fenêtre : Mon ami, dit-il
• à Cabanis (athée et matérialiste fameux), je « mourrai aujourd'hui ; il ne reste qu'à s'envelop- « per de parfums , qu'à se couronner de fleurs , € qu'à s'environner de musique, afin d'entrer pai- € sibicment dans le sommeil éternel. Des dout leurs poignantes interrompaient de temps en « temps ces paroles si nobles et si calmes. Tous € m'aviez promis, dit-il à ses amis, de m'épargner
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« des souffrances inutiles. En disant cela , il de- « manda de l'opium avec instance. Comme on le « lui refusait , il l'exige avec sa violence accoutu- « mée ; pour le satisfaire , on le trompe , et on lui c présente une coupe , en lui persuadant qu'elle « contenait de l'opium ; il la saisit , avale le breuvage c qu'il croyait mortel, et parait satisfait. Un instant « après, il expire. »
Or, tous ces enseignements , comme les précédents, sont descendus des écoles supérieures et secondaires aux écoles normales des maîtres des écoles du peuple, avec une partie des livres qui les contiennent et les journaux qui en font l'éloge ; ils sont descendus par eux jusqu'à ces dernières écoles elles-mêmes avec la souveraineté de la raison.
a Nos sentiments , » dit le Manuel des écoles primaires , moyennes et normales, de M. l'inspecteur Matter, celui qui a si artistement loué les gnostîques , sans excepter ceux mêmes qui font consister la morale dans la communauté des biens et des femmes (plus haut, pag. 56 et suiv.) « nos sentice ments sont, les uns, physiques, les autres, moraux : a la douleur que nous cause une blessure est phyce sique , la douleur que nous cause la mort d'un <r ami est morale : il ne s'agit, dans l'éducation mo- « raie, que des sentiments moraux.... Nos seuti- « BiEins MORAUX ÉMANENT, d'uTi côté, dc dispositious « primitives, de facultés naturelles dont notre âme « a été douée par le Créateur, et se développent y « dun autre côtéy par les sensations physiques de
I^O LE COBrMUNISMB ET SSS CAUSES.
a LA. DOULEUR ET DU PLAISIR. Dès les preiDîèrs jours « de la vie y nos sensations réveillent et forment oc NOS sentiments. Nous aimons ce qui nous cause a des sensations agréables , ce qui satisfait nos ap-
« PETITS NATURELS, ce ^ll/ FLATTE NOS INSTINCTS PHT-
« siQUEs; nous haïssons tout ce qui les contrarie; « nous regardons le plaisir combi e un bien> la dou-
a LEUR comme UN MAL. »
« Le plaisir et la douleur sont ainsi nos premiè- .a res sensations, l'amour et la haine'nos premiers « sentiments, les notions DÛ BIEN ET DU « MAL, NOS PREMIÈRES IDÉES. Ces idées, ces <c sentiments, ces sensations, se rapportent au phy- « sique; mais telle est dans f homme la liaison du « physique et du moral, que, du physique, ces prea mières leçons s^ appliquent bientôt au moral. »
ce Ces sentiments viennent d'un principe ou d'une a faculté de I ame que nous appelons sensibilité, a Elle nous est donnée avec notre nature. Elle vient « du Créateur ; elle est conforme aux lois morales « quil a tracées pour tous les êtres raisonnables, a Ces lois ne sont autre chose que la volonté di- « vine , et c'est parce que notre sensibilité morale a vient de Dieu , que notre volonté doit être con* « forme à celle de Dieu. On appelle volonté la ré' « solution que nous prenons dagir en vertu de nos « sentiments. » {De F éducation morale , chap. viii.)
Ainsi, les lois morales sont la i^olonté dinne, et la volonté divine est la sensibilité, et la volonté humaine conforme à la volonté divine, est la résolu^