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Les difficultés commencèrent sur l'heure pour le nouveau couple impérial. Mais reprenons le fil des événements et procédons par ordre.
Donc, le 20 septembre 963, un dimanche, jour licite ', le mariage de l'usurpateur et de l'impératrice veuve fut célébré '. Les cérémonies s'accomplirent à la Nouvelle Eglise, la Néa\ ainsi qu'on l'appelait d'ordinaire. C'était l'église même du Basileus, la chapelle palatine par excellence, le temple célèbre et splendide dédié, moins d'un siècle auparavant, par Basile I", ce grand bâtisseur, entre la neuvième et la quatorzième année de son règne, au Christ, à la Théotokos, à l'archange Gabriel, au très pieux prophète Elie, à saint Nicolas, l'illustre pontife de Myra. Il l'avait élevée dans l'enceinte même du Grand Palais, sur cet étroit espace plan situé à la hauteur du port du Boucoléon, entre le rivage de la mer et les hauteurs qui supportaient les principaux bâtiments de la grande demeure impériale, celles mêmes qu'occupent aujourd'hui les légères constructions du vieux sérail des Sultans. Le narthex de la Nouvelle Eglise, tourné vers l'occident, regardait la mer. Pour enrichir sa chère création, Basile avait dépouillé de leurs trésors une foule d'autres édifices pieux. Constantin Porphyrogénète, son petit-fils, et aussi le fameux patriarche Photius, nous ont laissé des merveilles fabuleuses que contenait ce temple, « d'une beauté divine, » des descriptions enthousiastes. Dans l'atrium, deux superbes fontaines faites de marbres d'Egypte et du Sangarius, l'une ornée de dragons, l'autre de coqs, de boucs, de béliers, tous de bronze, tous vomissant l'eau, attiraient d'abord les regards. Les portiques extérieurs environnant cet atrium étaient d'un luxe éblouissant, plaqués de marbre d'une entière blancheur. L'or, l'argent, les mosaïques , les marbres admirables emplissaient les voûtes et les parois de la nef. La clôture du sanctuaire, les degrés qui y conduisaient, les saintes tables du sacrifice, tout était d'argent fin rehaussé de gemmes innombrables et de grosses perles. Quant t\ l'autel, « il était d'une composition plus