Voy. la note de la page
Eddaulèh, bien que toujours fort malade, les aurait vaincus en personne. Léon Diacre et les autres écrivains grecs ne font aucune mention de cette expédition à cette époque si tardive de l'année. Dans une pareille disette de documents, il est impossible de décider si celle-ci a vraiment eu lieu, ou s'il n'y a pas plutôt là confusion avec l'expédition du mois de juillet. En un mot, je ne saurais dire s'il y eut en cette année 964 deux incursions des forces byzantines en Cilicie, ou bien une seulement; mais la seconde hypothèse me paraît plus vraisemblable.
Parmi tant d'obscurités, un fait seul est certain, c'est la grande expédition de 965, qui devait voir le triomphe définitif des Grecs en Cilicie et la chute des orgueilleuses forteresses de Tarse et de Massissa. A la suite de tant d'entreprises plus ou moins avortées, Nicéphore s'était plus que jamais convaincu qu'il n'en finirait avec toutes ces résistances dans cette province que par un effort tout à fait extraordinaire ; aussi la fin de l'hiver se passa-t-elle pour lui en préparatifs formidables.
Dès le printemps de 965, une immense agitation militaire ébranla l'Asie-Mineure tout entière. De toutes parts les troupes grecques se concentrèrent de nouveau, très probablement à Césarée. Une fois encore l'empereur et ses fidèles soldats repassèrent les monts. C'était en mars. L'armée impériale, au dire de Léon Diacre comme aussi des historiens arabes, comptait quatre cent mille combattants , nombre colossal qui n'avait jamais été atteint dans ces guerres. L'exagération est probable, mais ce chiffre énorme témoigne du moins de l'immensité de l'efiort réalisé cette fois encore par l'empire, et de l'impression produite par l'arrivée de cette trombe Jiumaine parmi toutes ces populations de l'Islam que le nom du fameux Nikfour terrorisait depuis si longtemps.
Les Arabes, nous le savons, tenaient encore en Cilicie deux cités puissantes, Tarsous et Massissa, l'ancienne Mopsueste, toutes deux parfaitement fortifiées, toutes deux obéissant à des émirs quasi indépendants, bien que vassaux du Hamdanide ou plutôt gouverneurs en son nom. Nicéphore, descendu comme d'habitude en terre ennemie par la vallée du Pyrame, décidé à en finir avant tout avec ces deux villes qui, depuis trop longtemps, bravaient derrière leurs remparts les attaques
des iiiijtt'iiaux, divisa son aiiiMc m m-ijA i.uij». l u j»m-iiihi, inom?» considérable, sous les ordres du curopalate son fr<;re, alla investir Tarsous pour l'empêcher de porter secours à Massissa. Avec le second, il marcha sur cette ville et en commença incontinent le 8i^ge, qui I)araît avoir été particulièrement pénible. Celui de Tarsous était réservé pour la seconde partie des oi)érations; Léon devait seulement la bloquer en attendant.
Boyouk Djauii. Mosquée à Ailniia, iVaprc-s une pliotographic iiu'dite «lu comte Cli. LaMkoron&ki.
Les deux vaillantes cités, ainsi assaillies par cette multitude de combattants, n'avaient pas pour uniques ennemis les hardis soldats de Roum. Une famine horrible, suite de ces longues guerres qui avaient mis en friche toutes les campagnes, les désolait, faisant les plus affreux ravages. La peste l'accompagnait nécessairement. Chaque jour on portait plus de trois cents cadavres dans les vastes cimetières des faubourgs de Tarse. Les malheureux affamés se nourrissaient des corps des chiens et autres animaux morts d'une maladie qui sévissait également sur ceux-ci. Il faut renoncer à décrire les horreurs d'une situation pareille. Quel sang devait couler dans les veines de ces i)opulations énergiques et dures entre toutes, qui traversaient de telles
KMPKRKUR BYZANTIX.
calamités sans disparaître entièrement de la surface de la terre !
Les antoritës de Tarse comme celles de Massissa, dans ces circonstances douloureuses, apprenant quel orage nouveau allait fondre sur elles, avaient dépêché à Nicéphorë, lorsqu'il se trouvait encore en Cappadoce, des ambassades suppliantes chargées de négocier la reddition des deux villes avec un tribut annuel et des gouverneurs nommés par le Basileus , sous condition que les habitants auraient la vie sauve et protection pour eux et leurs biens. Mais le dur et défiant autocrator, connaissant la détresse de ses adversaires, grâce aux révélations des prisonniers grecs que les Arabes avaient expulsés comme bouches inutiles, refusa obstinément de souscrire à ces propositions. Il réclamait une soumission sans conditions. (( Vous et les vôtres, vous êtes comme le serpent, » répondit-il brutalement aux malheureux envoyés. « Lorsqu'il fait froid et qu'il gèle, la bête venimeuse est là étendue raide et sans force; on la dirait morte. Mais pour peu que quelque passant charitable vienne à la prendre en son sein et s'occupe à la réchauffer, aussitôt elle lui fait une mortelle blessure. Vous, vous ne songez à vous soumettre qu'à cause de votre présente faiblesse. Si je vous domiais le temps de vous relever, je serais derechef en but à vos pires procédés. Allez-vous en ! Allez vous-en ! L'épée seule peut terminer le différend qui nous divise. )) Puis, humiliation suprême en pays oriental, il fit brûler sur la tête de ces pauvres gens terrifiés la supplique qu'ils lui avaient remise, jusqu'à ce que leurs barbes en fussent entièrement consumées. Les malheureux s'en allèrent succombant sous la honte et la peine. Alors les gens de Tarse et de Massissa comprirent qu'ils n'avaient plus qu'à vendre chèrement leur vie. Sachant aussi qu'ils ne pouvaient cette fois attendre de secours de Seif Eddaulèh, ils se préparèrent à la plus désespérée des résistances.
Le siège de Massissa, un des plus terribles de l'époque, commença vers la fin de juin ou les premiers jours de juillet. Les chroniqueurs musulmans passent très rapidement sur ce fait de guerre tragique et font presque unanimement le silence sur ce grand désastre. Léon Diacre est un peu plus explicite, mais il commet diverses confusions; surtout il a placé à ^ort la prise de cette ville à l'année 964, ne distin-
giiaiit pas le succès des Grecs en '.MJ,') -l" ' t^ [.pini.'i -
prises infructueuses de Tan précédent.
La Mopsueste antique, dont les belles mëdailles portent au revers l'autel du fameux devin Mopsus, fils d'Apollon, la future Maniistra de la croisade, après avoir été longtemps métropole byzantine, était devenue, de par la conquête araire, l'opulente et puissante forteresse sarrasine de Massissa ou Mississa. Deux cent mille habitants vivaient à l'abri de ses murailles. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une insignifiante localité : Missis ou Mensis, bourg misérable qui ne doit son importance qu'au pont sur le Djeyhan, le seul qui franchisse ce fleuve dans la grande plaine cilicienne. Au dixième siècle, c'était, après Tarsous, la première place de guerre du pays. Tous les chroniqueurs, avec une unanimité qui inspire confiance, vantent sa richesse et sa force, sa nombreuse et belliqueuse population, ses murailles formidables. Bâtie sur les deux rives du Pyrame, aujourd'hui le Djeyhan Tschaï,qui la séparait en deux moitiés inégales, elle s'élevait dans une plaine d'une fertilité infinie à l'extrémité orientale de la Cilicie, à quelques milles seulement de la mer. Un homme monté sur le minaret géant de la grande mosquée, apercevait facilement le littoral, dit Aboulféda. Le bassin élargi du beau fleuve, qui atteignait ici six cents pieds d'une rive à l'autre, servait de port à la ville. Les galères de Chypre, d'Egypte et des cités de la côte syrienne, venaient décharger leurs marchandises au pied de ses ponts. Le principal de ceux-ci, construction superbe qui réunissait les deux portions de la cité, avait été élevé par l'erape- /^
reur Constance. Il livrait passage à la grande route de Tarse en Syrie par Issos , route que Massissa commandait donc entièrement.
Comme toujours, devant l'invasion soudaine et terrifiante des formidables bandes du Nord, toute la population arabe du district environnant s'était jetée dans la ville. Aussitôt l'investissement terminé, l'attaque des murailles, les plus fortes et les plus épaisses qu'il y efit en Cilicie, commença. Les catapultes byzantines vomirent, pour la dixième fois peut-être depuis vingt ans, leurs innoml»rables projectiles sur la garnison , qui riposta avec une extrême énergie. De toutes les tours de cette vaste enceinte, les javelots trempés dans le naphtc eu-
flammé, les pots d'huile incandescente, les grenades lancées à la main , les quartiers de roc, tombaient sur les assiégeants. Bien que les sources n'en fessent aucune mention, certainement les dromons byzantins avaient dû occuper l'emboucliure du Pyrame pour prévenir toute tentative de secours par mer. Bien probablement aussi, ils avaient remonté le fleuve pour joindre leur action contre les ponts et les quais à celle de l'armée de terre.
Cependant les remparts, construits en grand appareil sarrasinois, tenaient bon, et la résistance, malgré la peste et la famine, menaçait de s'éterniser, au grand ennui de l'ardent Basileus. Une inspection minutieuse, qu'il exécuta en personne, lui fit enfin découvrir sur le bord même du fleuve, sur sa rive droite, un pan du rempart plus faible et mal gardé. La nuit venue, toutes les sections de mineurs de l'armée d'Asie, se mettant à l'œuvre avec un acharnement extraordinaire, sapèrent à la fois les fondations en ce point. Au fur et à mesure, on précipitait dans le fleuve les matériaux et les terres enlevées. Les assiégeants, probablement épuisés par tant de veilles, ne se doutèrent de rien. Lorsque la base de deux des tours et celle du pan de muraille qui les reliait, eurent été en quelques heures d'un travail opiniâtre entièrement minées, on établit en hâte dans le fossé, ainsi que nous l'avons vu faire à Chandax, suivant les principes classiques de la poliorcétique byzantine, un échafaudage provisoire pour maintenir le tout durant le temps voulu. Puis on attendit fiévreusement le lever du soleil. Les Sarrasins, sans défiance, reparurent à l'aube derrière les créneaux, drapés dans leurs grands burnous, leurs arcs à la main, couvrant instantanément de flèches les avant-postes byzantins, insultant à voix haute le Basileus, raillant ses timides soldats, les défiant de leurs gestes obscènes.
Nicéphore, en habit de guerre, se tenait à cheval en tête des colonnes d'assaut toutes prêtes à s'élancer, dissimulées derrière quelque pli de terrain. Au signal donné, des artificiers intrépides, cachés sous l'échafaudage au pied même du rempart, eurent, en un cHn d'œil, mis le feu aux étais, abondamment garnis d'étoupes imprégnées de substances résineuses, qui supportaient tout cet appa-
reil. C tvst a |»c'iiie .si k> ►Sai icir^m-, .■> «nrL-i »^un--iii <iti ce «|ui .>c ji.i>>.iil. Quand ils virent briller la flamme et monter les tourliillons d't'paisse fumée, il était trop tard. En quelques inst^ints le feu eut fait son œuvre et réduit les étais en cendres. Alors, tours et muraille 8ur|)lomltant le vide s'écroulèrent avec un horrible fracas, ensevelissant une partie de» défenseurs. C'était bien une seconde édition de la prise de Chandax.
Cataracte du Cyduns près de Tarsons, d'après une photographie inédite du comte Oh. LanakorontkL
Il semble que les ingénieurs byzantins fussent passés maîtres dans ce genre de travaux d'attaque. Une fois la brèche ouverte de la sorte, les colonnes grecques s'élancèrent, turmarques et drongaires en tête, l'épée hante, aux chants de l'hymne à la Vierge Hodigitria, au son étourdissant des buccins et des tambours. Tuis il se passa ce qui se passait toujours dans ces luttes terribles : attaque furieuse, résistance désespérée, combats de rues, de maison à maison , pillage , ma.ssacre final, captivité pour les plus jeunes. Les Byzantins eurent bientôt fait de se rendre maîtres de cette moindre portion de la ville. Les Sarrasins trouvèrent cependant encore le temps d'y mettre le feu avant de ga-
gner la rive gauche par le grand pont, qui permit à beaucoup de se réfugier dans la seconde partie de la cité, le vaste faubourg fortifié de Kafarbayyu. De solides barricades, établies sur le pont même, leur donnèrent quelque répit, et ce jour-là les Grecs ne purent pousser plus avant. Mais ce ne fut qu'un arrêt bien court. Les assiégés, mourant de faim, décimés par la peste, dépourvus de vivres, entièrement cernés par l'armée chrétienne, qui, dès le début des opérations, avait fortement occupé la rive gauche du fleuve, durent dès le lendemain se rendre à discrétion, sans qu'un seul pût s'échapper. Déjà même le massacre avait recommencé, lorsque Nicéphore, par son autorité sur les troupes, parvint à l'arrêter. Suivant l'implacable loi d'alors, tous les survivants durent quitter la cité qui les avait vus naître et furent remplacés par des colons chrétiens. Mais les gens de Massissa ne furent point, comme ceux d'Anazarbe, chassés en pays musulman ; on les transporta en masse sur les terres de l'empire. Les chroniqueurs ne nous ont point fait connaître le lieu de leur exil ; ce dut être dans quelque région fort distante de la Cilicie, dans quelque district frontière du nord ou de l'ouest, loin de tout voisin musulman. Ibn el- Athîr, Aboulfaradj et Aboulféda, citent le chiffre certainement exagéré de deux cent mille habitants ainsi réduits en captivité. Ce dut être encore là un bien lamentable exode. Combien de ces malheureux Sarrasins de Massissa durent périr sur la route de leur nouvelle patrie ! On fit défiler leurs lamentables colonnes jusque sous les murs de Tarsous, pour que ce pitoyable spectacle servît d'épouvantail aux habitants de cette ville qui s'obstinaient à résister. Déhébî raconte même que cent des principaux parmi les captifs furent décapités sous leurs yeux sur le front des lignes chrétiennes , mais que cette barbare exécution n'eut pas le résultat attendu, car les Tarsiotes exaspérés firent à leur tour sortir trois mille prisonniers byzantins auxquels on coupa la tête sous les remparts de la ville. Cette gigantesque boucherie était bien dans les mœurs du temps.
La transplantation des populations vaincues, déportées en bloc de nation d'une extrémité à l'autre de l'empire, était encore fort en faveur à cette époque à Byzance. Bien souvent les Basileis avaient tiré un
merveilleux parti de ces grandes colonies de guerriers captifs avec leurs familles qui permettaient de repeupler d'un coup tout un canton, toute une province, où de longues guerres avaient fait le vide. En échange des terres qu'on leur concédait, de la liberté qu'on leur rendait, les nouveaux colons contractaient l'obligation du service militaire. Très rapidement d'ordinaire ils s'assimilaient à leurs vainqueurs, dont ils adoptaient les coutumes et souvent la religion, et ces hommes barbares qui avaient si longtemps combattu avec passion les troupes byzantines, ces libres guerriers arrachés aux sables de la Syrie ou aux steppes de Scythie, finissaient par devenir les très fidèles gardiens des marches impériales \
Massissa avait succombé définitivement dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 juillet 965. Une garnison byzantine fut aussitôt installée sous le commandement d'un catépano ^.
La prise de Tarse fut le second grand épisode de cette campagne qui devait consacrer la réunion totale de la Cilicie à l'empire. Ce fut une lutte plus acharnée même que pour Massissa. Léon Phocas, qui par son apparition avait fait rebrousser chemin aux Sarrasins tarsiotes déjà en marche pour secourir leurs compatriotes de Mopsueste, rencontra, lui aussi, sous les murs de cette première cité cilicienne, une résistance désespérée. La valeur fut égale des deux parts. Ses soldats, à lui, étaient surexcités par l'espoir d'une aussi riche conquête, par le butin de cette grande ville depuis si longtemps aux mains des Arabes, où ceux-ci avaient accumulé tant de trésors, et puis leur zèle dévot ne pouvait oublier que Tarse était une des plus vieilles comme des plus illustres métropoles chrétiennes, toute pleine encore des souvenirs de saint Paul, l'ardent apôtre des gentils.
L'antique cité, fondée par Sardanapale, qui est une des plus anciennes villes du monde, la cité reine d'Asie-Mineure, où, rien qu'en un siècle, quatre empereurs romains, Tacite, Florien, Julien et Maximin,
1. M. Rambaud a écrit un bien curieux chapitre sur ces transplantations de nations entières d'un bout à l'autre de l'empire. Voyez l'Empire grec au dixième siècle, pp. 213 sqq.
2. L'historien Déhébî raconte que quatre mille Byzantins périrent au siège de Massissa. Il signale l'affreux carnage que firent les vainqueurs au moment de la prise de la ville.
AH DIXIÈME SIÈCLE. 489
som v(iiii> iiiMimi, r>i ilcmeur('*e aujounllmi eiK-oie, sous le non» d<* Tarsous, la ville principale de cette portion de la Caramanie. CY'tait, en l'an 965, une forteresse formidaMc. Assise dans une plaine «l'une admirable fertilité, entre le Cydnus' et une raugôa de collines peu élevées, au croisement des grandes routes impériales, à petite distance des principaux défilés du Taurus, et, en même temps, fort près cl<. la mer, elle couvrait de ses nombreux édifices les deux rives du fleuve au nom poétique que jadis -Cléopatre, sous le voluptueux accoutrement de Vénus, avait remonté dans sa galère doré'e, s'en allant rejoindre Antoine son amant. Ses tours massives, son vaste kastron, ses élégants minarets, sa double ligne de murailles dont Léon Diacre vante la hauteur prodigieuse, dressaient fièrement vers des cieux toujours bleus leurs créneaux et leurs flèches aiguës. Ces murailles, comme aussi le revêtement de l'immense fossé qui les doublait et le parapet extérieur complétant ce formidable appareil, étaient construites de pierres polies très blanches, dont la masse éblouissante attirait les regards à des lieues à la ronde, faisant un merveilleux contraste .iv.c les masses profondes des vergers et des jardins admirablement arrosés, vaste et verdoyante ceinture en partie encore existante aujourd'hui. Le Cydnus, qui traversait la ville, divisé en plusieurs bras, était alors navigable jusqu'en ce point, ce qui n'avait pas j)eu contribué à maintenir la splendeur de la cité. Il se jetait un peu plus bas dans une vaste lagune qui servait de port. Ses eaux abondantes, célèbres ])ar cette fraîcheur, cette limpidité extraordinaires, si tentantes qu'Alexandre le Grand faillit en périr, coulaient à travers les basses maisons musulmanes au pied des jardins et des harems mystérieux aux galeries treillagées. Trois ponts aux arches hardies franchissaient le bras le plus considérable. Grâce A- un système d'écluses habilement combiné, on pouvait en une heure à pehie avec ces eaux conrnnt»*< <"M'l']"r jnsqu'.-ni bord le fossé géant qui ceignait la ville.
Des émirs puissants, hardis et pittoresques dynastes musulmans, régnaient sur Tarse. L'avant-dernier, Ibn Alzayyat, le Karamouutis des