‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 139 sur 237 · Voy. p · texte numérisé non relu

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vc'liis les lins (lu sa-oi! roTi.i^-c, les antres du sagoii blanc, lui faisaient .•icciicil, l'addiviiit par groupes successifs et liiorarchiques sur l'appel du -ilciiiiaiic. '< Lui, se pencliant vers eux du haut de son cheval, leur adressait des ])aroles aimables » suivant des formules également consacrées : <( (Comment se portent vos éminences, mes enfants? Comment se portent vos téimnes, mes filles? etc., etc. »

Alors, le cortège ayant été préalablement organisé et réglé par le pi('posite et 1(.' chef de la catastase, assistés des silentiaires et des cubiculaires, on se mettait en marche, et les innombrables fonctions de cette intei-minable journée se succédaient sans interruption. Quand on l^aitait du port de Pvhegion ou du palais de l'Hebdomon , on faisait une première i)ause ;\ l'église du Précurseur de l'Hebdomon. Ici, l'empereur, après avoir prié et allumé les cierges, revêtait par-dessus sa cuirasse d'apparat le scaramangion de soie pourpre ou bien encore le cliiton tissu d'or appelé rliodohotryn , probablement parce qu'il était recouvert de broderies l'eproduisant des pampres et des grappes de laisins. Puis il passait à ses mains les bracelets d'or, à ses jambes les cuissards et les jandiières dorées. Sur sa tête, il ceignait la tiare. De la main droite, il tenait un sceptre d'or. Son cheval blanc disparaissait sous les housses de soie brodées de fils d'or et de perles, chargées de ])ierres précieuses et de phalères. Derrière lui, les sénateurs tenaient la trte de l'immense cortège des fonctionnaires. Devant lui caracolaient superliemeiit les cavaliers barbares de la garde, merveilleux soldats, poilant le clibanion ou brigandine à écailles dorées, armés de la lance et de ré[)ée, puis les cubiculaires également cuirassés d'or, puis, au dernier rang, à une distance fixe et constante, les protospatliaii'es, eunuques cuirassés de même, portant la hallebarde.

Sui- tout l'immense [)arcours qui s'étendait de l'Hebdomon au Grand Talais. la foule, aggloméi-ation prodigieuse, adorait et acclamait le tiii-niplialeur. Tons, liomines et femmes, portaient à la main des couronne^ de roses ou d'autres fleurs et de petits drapeaux, des flammoula, dont les mviiades s'agitaient raîuient au vent.

de ne riderai point une fois de plus le récit détaillé de cette pompe, d en ai décrit inie à peu près sendjlable lors du premier triomphe

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(le Nicéphore après les victoires de Crète '. Seulement, cette fois, il était Hasileus et les choses se passaient avec encore plus de solennitt/. Je noterai seulement quelques détails plus particulièrement intéressants. Nous ignorons, je l'ai dit, si Théophanoétait demeurée jusqu'au ])out auprès de son époux en Asie, ou bien si elle l'avait de quelqupeu précédé à Constantinople. Dans ce cas, la belle Augusta dut aussi, suivant la coutume séculaire, venir à la rencontre de sou glorieux seigneur. Elle dut s'agenouiller devant lui, et lui, descendant de cheval , la releva, l'embrassant sur le front, lui souhaitant paix et bonheur.

Au très saint temple de la Vierge qui est au monastère des Abramites, il y avait toujours nouvelle station. Le cort^'ge entier mettait pied à terre pour laisser le temps à la longue file des captifs et des trésors conquis de le précéder dans la Ville. En même temps, l'empereur revêtait encore un costume nouveau, et, toujours par-dessus la cuirasse, endossait l'himation tissu d'or et de perles, complètement bordé d'énormes perles. Il ceignait une nouvelle épée et coiffait le césarikion. Sous des tentes disposées sur la vaste prairie en avant de la porte Dorée, attendaient les principaux sheiks arabes captifs qu'on avait amenés enchaînés du palais d'Hiéria. Les objets les plus précieux rapportés des villes conquises, les plus belles armes, quelques étendards d'une richesse extraordinaire, étaient disposés auprès d'eux. Tous, captifs de marque et objets de prix, portés à bras sur des litières, devaient, après le passage de l'empereur, se fondre dans la masse du cortège.

Au moment d'arriver à la porte Dorée, le Basileus, descendant de cheval, se prosternait par trois fois vers l'Orient et adorait Dieu. Il francliissait alors au milieu d'un recueillement solennel « les grandes portes d'or )), vaste baie médiane de la porte Dorée ouverte en cette unique occasion. Sans descendre de cheval, tandis que des milliers d'enfants lui jetaient en chantant des couronnes et des bouquets de fleurs, il recevait les hommages des Factions qui l'adoraient, leurs démarques eu tête. Au bruit de leurs chants bizarres, il accueillait leurs

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