‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 144 sur 237 · Ciiuiiiamc-quati'c, dit Yahia · texte numérisé non relu

Ciiuiiiamc-quati'c, dit Yahia

naires cl une vu- dv ^uciivs iiict'>.saiiu :> « i u . im-iioiis les plus violantes avaient eu raison avant l'Age tle cette admirable constitution.

La mort de Seîf EddaulMi survenait dans les circonstances les plus critiques pour la puissance de sa maison. Durant tout le cours de sa dernière maladie, l'armée de Nicéphore avait incessamment {)arcouni

Flaques éniailléc^ W' 6 et 7 de la courounc dite de ConsUntin Mouomnquc, fluorée snr U ptge S17. EUesraprteMtaat deux danseuses, une jambe en l'air, autant de riches écharpes multicolores. Lee iIibuihm poctMt de loagaee robes bleues traînantes sur de courtes tuniques lâches, blanches oa rert-ckir, le toat bordé de ptiragamim Je— rehaussées de pierreries. Leur cliaussure est rouge.

sa principauté, exerçant des ravages affreux, lançant même un corps détaché presque sous les murs d'Alep. Après la prise d'Artah, les impériaux avaient encore pani devant Antioche, mais, après une démonstration qui s'était prolongée huit jours durant, ils avaient dû renoncer à poursuivre le siège de cette ville, tant à cause du manque de fourrages, de la mauvaise saison, et des pluies persistantes qui semblaient

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s'établir pour tout l'iiiver, que devant l'énergique attitude des chefs auxquels l'émir moribond avait confié la défense de sa grande forteresse septentrionale'. Lorsque Seîf Eddaulèh expira, Nicépliore, dont les troupes avaient passé tout l'été et l'automne à marcher et à combattre sous un soleil de feu, venait à peine de se retirer lentement vers les terres de Roum, furieux de l'écliec de ses guerriers devant Antioche, menaçant de revenir dès le printemps pour envahir cette fois la Syrie en même temps par le nord et du côté de l'orient par le littoral.

Abou'l Maaii Chérif, décoré plus tard parle Khalife du titre d'honneur de Saad Eddaulèh -,seul fils survivant duHamdanide \ avait été aussitôt après la mort de son père, et du consentement presque unanime des anciens mamelouks de celui-ci, proclamé son successeur. A cause de la présence de l'armée grecque sur le territoire d'Alep, et sous prétexte de veiller à la sécurité du jeune prince, Kargouyah l'avait de suite fait partir pour rejoindre sa mère à Mayyafarikîn. En réalité , le lieutenant du Hamdanide, si longtemps fidèle, voyant autour de lui tant de défections se produire, sentait, lui aussi, sa vieille loyauté s'ébranler fortement, et songeait certainement déjà, tout comme un autre, à se tailler quelque souveraineté dans cet écroulement universel.

Avant tout cependant, le régent d'Alep, aussitôt après la mort de son maître et la proclamation de son successeur, s'occupa de faire célébrer les funérailles solennelles de l'émir défunt. Le lieu choisi pour l'inhumation fut cette cité même de Mayyafarikîn si chère au cœur des Hamdanides, où ils avaient leur tombeau de famille. On vient de voir que le nouvel émir Saad s'y était retiré auprès de sa mère , qui, elle, y résidait constamment. C'était depuis Alep un fort long et difficile voyage à travers un pays entièrement ravagé par la guerre ; il fallait franchir et l'Euphrate et le Tigre ; mais aucun eifort ne coûtait à ces

1. Nicéphore envoya proposer aux habitants de lui livrer la ville moj-ennant l'amân pour leurs personnes et leurs biens, avec promesse de les faire conduire sains et saufs là où ils voudraient ; il les engageait & ne pas le forcer à les combattre. Ils ne firent pas de réponse.

2. Dès la mort de son père, les chroniqueurs arabes donnent à son fils et successeur ce surnom de Saad Eddaulèh Çloie delà Foi), mais en réalité il ne lui fut conféré que plusieurs années plus tard par le Khalife El Thay-billah.

3. Des quatre fils qu'avait eus Seîf Eddaulèh, trois l'avaient précédé dans la tombe.

pieux Sarrasins du dixième siètle loisqu n s a-ji-ssaïuie rriidre Iionneiir A leurs grands morts ou d'exécuter quelqu'une de leurs volonU'8 dernières. Le cortège funèbre, transportant à bras d'hommes la dépouille mortelle de Seîf au turbé de ses pères, fut mis sous le commandement de Taky ed-Dîn, dit Baka, gouverneur d'Antioche, et de l'eunuque liechareli. On plaça, détail héroïque qui peint bien ces ardents princes de la tente, sous la tête du cadavre couché dans sa litière, une brique faite de la poussière et de la sueur qu'après chaque combat contre les chrétiens, avant le bain du soir, le strigile du masseur avait fait tomber de

Plaques éniaillées n"" 8, 9 et 10 de la couronne dite de Constantin Uonomaqne, figni^ »nr la pag« <17.0w traU pMit« plaques servaient de fermoir à la couronne. Les deux circulaireg repniseDtent lea ninta Pierre et Aaixé, apOtnt da la Hongre.

la peau de Seîf Eddaulèh. Lui-nicme avait soigneusement veillé à ce que cette bizarre moisson fût recueillie avec soin sa vie durant. Il voulait dormir de l'éternel sommeil sur ce dur et martial oreiller, glorieux témoin de mille batailles.

Il est probable que toute la population d'Alep fit, plusieurs heures durant, cortège au triste convoi emportant vers le nord-est le corps de son poétique souverain. La marche de cette étrange et lugubre théorie, véritable armée de deuil, était fort lente. Il serait curieux d'en pouvoir reconstituer aujourd'lmi la composition précise. De longs jours durant, le cadavre auguste, pieusement porté j)ar des fidèles qui se relayaient incessamment, escorté par des soldats, des esclaves, des dévots, des derviches, parcourut, aux chants grêles des prêtres, ces campagnes syriennes que tant de fois, depuis les beaux jours de sa chevaleresque jeunesse, le fougueux émir avait traversées au galop de son léger coursier, ou au trot de son dromadaire rapide, soit qu'il partit

KiirEnEun byzantix.

pour quelque razzia foudroyante en pays de Roum , soit qu'il exécutât de brillantes fantasias en tête du convoi lourdement chargé, ramenant à Alep le bétail et les femmes captives arrachés aux villes chrétiennes de l'autre versant du Taurus.

Comme si, même dans le silence de la mort, la paix ne pouvait devenir le partage de celui dont la vie avait été tant agitée, ses conducteurs se disputèrent bruyamment sur la route. Baka, premier chef officiel du convoi, tenta de trahir le nouveau prince d'Alep. Il fut déjoué par son rusé collègue, l'eunuque Bechareh, qui réussit à le précéder dans Mayyafarikîn et à y faire confirmer Abou'l Maali comme successeur unique de son père. Le traître périt peu après sous les yeux du nouvel émir, de la main même de Bechareh *.

En juin, ou dès les premiers jours de juillet de l'an 967 seulement, Kargouyah, ayant vraisemblablement différé ses projets de rébellion, le jeune souverain fit son entrée solennelle dans Alep splendidement décorée H cette occasion, toute pavoisée de tour en tour, tendue des plus riches étoffes, des plus rutilants tapis à grands ramages, partout ornée du vert feuillage des palmiers. Au milieu d'une unanime allégresse populaire, il se plaça sur le trône doré de son père pour recevoir les hommages de tous. Le secrétaire Kargouyah, qui hésitait encore à le trahir ouvertement, maintenu par lui dans ses hautes fonctions, s'assit à ses côtés sur un siège élevé, en sa qualité de premier représentant de son souverain.

Quant à l'obstinée population d'Antioche, aussitôt après le départ de son gouverneur Taky ed-Dîn, elle s'était mise une fois de plus en état de révolte. Plus décidée que jamais à méconnaître l'autorité des Hamdanides, elle s'était donné un chef nouveau, un aventurier avide nommé Alouch.

1. Voyez le récit de ces curieux événements dans Frej tag, oj). cit., t. XI, pp. 225 sqq.

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