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2. Au dixième siècle, dit le baron Rosen, op. cit., p. 280, rimpôt dit da xar i>crça Kur toutM les propriétés tant cultivées qu'habitées, ainsi que l'a démontré M. Wasgiliew.xKy uan>* •«» .Va/ériamM pomr geirîr à l'histoire prieée des Byzantins, eh. IV, p. 369. Dana les thèmes maritimM, il n'éUit qn« de dsos dinars ou pièces d'or, et était appliqné à l'entretien de la flotte de guerre. Non» •onnce blea m»l tmr seignés sur ce sujet ; nous savons seulement que Nicéphore Phocaa employait oet impôt à faire Cm* aux dépenses de la guerre sarrasine, qu'il variait de 10 jusqu'à .'10 dinar* par foyer, qa'B était éenMBt pour le pays et faisait détester Nicéphore. Jean Tiimiacès, ayant fait à son aTèiMiiM0t nmiat de cet impôt , se rendit très populaire, surtout parmi les classes aisées, qui en étaient trop dnresMat fimppéet. — L'écrivain arabe Ibn Haukal contient un passajre bien intéressant sur œs impôt* énormes pergn par Nicéphore : !<> impôts perçus pour la mari: i parcouru chaque Tillage maiitime de l'empire et de chaque foyer on a pris deux dinars ^^ ^^'C <i«°* '°^ d'or"). De cette somme amaeséo on a distribué & chaque matelot une prime de douze dinars ; mais pour sa nourriture, il n'a droit à •«• cune indemnité ; il ne peut compter que sur ce que Dieu ou l'empereur voudront bien loi aooordsr dans leur munificence; je le répète, il n'a droit à rien de plu». De tout butin pris à l'ennemi, de tont
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]);iv<'(>s !('<i,nlièienieiit par la couronne à une foule d'institutions pieuses, lurent supprimées. C'était une manière encore d'amener à résipiscence la «ent monacale, qui tenait pour le patriarclie contre le Basileus.
Mais ce furent les ordonnances concernant la monnaie, qui contribuèrent peut-être plus que tout à aliéner à Nicéphore les cœurs de ses sujets autrefois pour lui si pleins d'amour. C'est par Cédrénus et Zonaras que nous sommes principalement renseignés sur ces faits, mais toutes les questions se rapportant au numéraire byzantin à cette époque et aux variations de son cours sont si extraordinairement obscures, si confuses, si parfaitement mal connues, que les récits de ces chroniqueurs ne peuvent être bien clairement expliqués. Il est impossible d'en rien tirer de précis ou de certain. On comprend seulement qu'il s'agit d'altérations et de dépréciations successives de la monnaie, en un mot de quelques-unes de ces opérations louches, si fréquentes au moyen âge, par lesquelles les chefs d'Etats avaient coutume de remplir à nouveau leur trésor épuisé, et qui avaient à un si haut point le don d'exaspérer les populations en les ruinant à demi. Zonaras dit : « Jusqu'à lui (Nicéphore), chaque nomisma' avait valu son poids vrai^, mais lui créa un nomisma nouveau, le tétartéron, qui fut émis avec une valeur supérieure à son poids réel. )) Cédrénus s'exprime de même : «Nicéphore diminua le poids du nomisma et en même temps créa un nomisma nouveau appelé tétartéron. Il y eut dès lors, en conséquence, deux sortes de nomismata. Le fisc, pour la rentrée des taxes, ne consentait à recevoir que ceux du poids supérieur. Par contre, lorsque lui-même avait des paiements à faire aux particuliers, il les soldait uniquement en
rachat de prisonniers, de toute vente de prises, il n'a droit à rien. Tout cela est pour l'empereur seul. Quand les matelots touchent leur prime de dix dinars ils doivent encore s'équiper et contribuer à l'armement de leurs navires respectifs. » — 2» Impôts perçus pour l'armée de terre : a Dix dinars (dix sous d'or I ! ) par père de famille. Les plus riches propriétaires étaient tenus de fournir chacun un cavalier monté, armé, et de payer la nourriture et la dépense de l'homme et du cheval, en tout trente dinars ! De cette manière, Nicéphore pouvait faire toutes ses grandes expéditions sans dépenser un dirhem (denier) de sa poche ou de son trésor. Cet impôt devint cause que Nicéphore fut maudit de ses sujets, qui trouvèrent que son règne durait trop longtemps. Ce fut là la cause principale, la cause vraie de sa mort violente. »