‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 154 sur 237 · Voyez Jirecek, Getchichte Jtr : p !"i i i · texte numérisé non relu

Voyez Jirecek, Getchichte Jtr : p !"i i i

r,r,o UN EMPEKKl'Il lîYZANTIN

ce triliut siii^-iilier. I>.'i seule explication plausible de ce fait en apparence tics l)i/arie serait que ce système convenait à la politique im- ])ériale; il lui était commode de se servir des Bulgares pour faire à son i)roiit la ])olice des rives du Danube, et, comme on avait au dixième siècle sur ce qu'on entend par ces mots (( l'honneur national » des idées fort (litlé rentes des nôtres, on trouvait très naturel à Byzance de payer les Ikdgares pour faire vis-à-vis de cette nation d'incorrigibles pillards le métier de gendarmes impériaux.

(Certainement donc, même pour le hautain Nicéphore, cette question de tribut ne dut être qu'un prétexte pour amener la rupture désirée. Voulant profiter de la faiblesse de la Bulgarie pour l'anéantir, il lui chercha querelle à ce sujet, et ce fut chose facile, tant le pauvre czar Pierre se montrait incapable de tenir sa part d'engagements, c'est-à-dire d'empêcher les Maggyars de traverser son royaume pour s'en aller jusqu'au delà du Rhodope razzier les populations des thèmes impériaux. Depuis quelques années, ces hardis cavaliers franchissaient en effet, de plus en plus impunément, le Danube et le Balkan. En 959, en 962, au printemps même de cette présente année 967, on les avait vus galoper jusqu'en Thrace, dont ils avaient saccagé de nombreux districts, puis rentrer au delà du grand fleuve sans que les troupes bulgares eussent rien tenté pour leur barrer la route. Aux réclamations indignées du gouvernement impérial, le czar Pierre avait fait des ré])on8es peu satisfaisantes, arguant de sa faiblesse et de la crainte qu'il avait de se inettre à dos toute la nation des Hongi'ois, avec lesquels il désirait Ibi't, ou le comprend, entretenir les plus pacifiques relations '.

On conçoit combien de tels incidents, qui se renouvelaient fréquemment, contribuaient à confirmer Nicéphore dans son grand désir de profiter des circonstances pour porter au trop proche royaume un coup nioitel, et ronqiie au profit de l'empire cette paix qui durait <lepuis (piaiante années, tout à l'avantage de la moins puissante des <l('ux monarchies. Malgré sa faiblesse actuelle, malgré la passion

1. V(iy. Driiiov, «y,, cit., .|ui iiivo^ue ici le témoignage de la Vit de saint GcrarJ.

AU DIXIÈME SIÈCLK.

(qu'elle mettait à conserver la j>ai.\ à luul juj:. .... . ... , .... .n.i ..-.in,

la Bulgarie n'en était pas inoin.s pour l'empire grec, tel qu'il ko tronvait k cette époque, agran'li et fortifié par le génie de NicépI».

Czar bnlKiire et sii fnmlUc. Miniature d'an érwgélWre bulgmre tfv^xtmmnt k tord Zoocbt.

bleu incommode et tivs i)cu .supportable voisin '. Certes, sous le long règne du roi Pierre, elle s'était constamment montrée son alliée fidMe, parfois mcme utile, mais lui ne s'en trouvait pas moins très sérieuse-

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