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AU DIXIÈME BlkCLK.
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(lut iin|>rcssionnei' les ainlin»Kn(Kurs du (/.ai 1..... , ,. ;.i..i relire cUoe les chroniqueurs grecs, principalement dans le livre de»* C^émoniêê de Constantin Porphyrogcn^te, le récit de l'accueil cordial et niagnifiqae
Prince et princeMO» bnlffUM. Mlnlirtore d'nn mâoiucrit balgmn •ppMtMUt à tara
que la cour de Byzauce, au dixième siècle, m^-nageait d'ordinaire aux a amis lUilgares »; il faut voir comment on avait coutume d'accabler de bons i)rocédé8 et de paroles aimables ces rustiques Irgatw de celui au(iuel, seul parmi tous les rois de la terre, la chancellerie bvïtantine avait consenti à reconnaître le titre de Basileus, faveur inonu- qui h-
UN KMPKIJEUU BYZANTIN
met lait sur un pied d'c^iialitc avec le très glorieux empereur des Romains vu personne. Liiiti)ran(l nous dira lui-même, nous le verrons liit'iifot, (jue les ambassadeurs bulgares avaient, aux festins solennels, comme dans les autres cérémonies, le pas sur ceux de tous les autres souverains. Et lors(|ue le cliefde l'ambassade, lors de sa réception solemielle, avait adressé à l'autocrator la série des questio' officielles (|uo voici : « C-omment se porte le Basileus honoré de Dieu, l'aïeul spilituel du souverain bulgare institué par Dieu ? Comment se porte rim])ératrice notre maîtresse? Comment se portent les Césars, fils du très grand et très haut Basileus? Comment se portent ses autres enfants? Comment se porte le très saint patriarche œcuménique? Comment se portent les deux magistri? Comment se porte le Saint-Synode? Comment se portent les quatre logothètes '? », le logothète ou ministre des affaires extérieures, d'une voix agréable et sur un ton bienveillant, prenait à son tour la parole au nom de l'empereur : (( Comment se porte le fils spirituel de jiotre très pieux Basileus, le souverain de Bulgarie de droit divin? » disait-il. c( Comment se porte son épouse aimée de Dieu? (Jomment se portent les fils du souverain bulgare de droit divin et ses autres enfants? Comment se portent les six grands boyards, tant ceux de l'intérieur que ceux qui sont à l'extérieur de votre monarchie? Comment se porte tout le peuple bulgare ? » Et, après l'échange de toutes ces amabilités, ce n'étaient, pendant la durée du séjour des envoyés dans la capitale, que procédés charmants, attentions délicates envers ces voisins si chers, que Nicéphore traitait aujourd'hui de Inutes et de fils de chien. On conçoit quel dut être leur saisissement.
Le l)asileus ne perdit pas de temps. Sans laisser au czar, étourdi par ces nouvelles, le temps de se préparer à le repousser, il se jeta, à la tôtc d'une forte armée, sur la frontière bulgare, tout le long des ])ciit('s iiiéiidionalcs du Rhodope. Une dernière fois, avant de pénétrer sur le tcnitoire cniieiui, il envoya des lettres à Pierre, le sommant