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<K raniuois et de flèches. L'un d'eux, au milieu de monceaux de eoriw et de têtes décapitées, cherche à se protéger de son arc. Sur une autre de ces miniatures, on voit les mêmes cavaliers cuirassé» chasser devant eux des troupeaux de bœufs et de moutons '. C'est hien h\, je pense, une des plus anciennes représentations des guerriers russes.
Le butin recueilli par les Ross fut énoniie. Sviatoslav et ses Itoïars, installés à Pereïaslavets, y furent rejoints, semblc-t-il, par un envfi-/ ^-
Les Russes, enlevant le v- • ■
Bulgares, marchent sur DorostoL Uiniatare le la bibllothèqne du Vatican.
Nicépliore, qui, heureux de ces premiers <,a-aiids succès de ses nouveaux alliés, leur envoyait la seconde partie des subsides pi'omis par Kaloeyr. Comme d'habitude, laclironiquede Nestor raconte ces faits d'une manière particulière, tout à l'honneur des Ross : « Sviatoslav. dit-, l!.-, s'établit comme prince à Pereïaslavets et se lit payer trilmt par I.- Grecs. » Ce n'était point payer tribut, dans les id.'.s lyzantin»-. jude soudoyer une armée étrangère pour se débarriisser par son moyen d'un voisinage trop incommode. Cette campagne im'tiale des Russes en Bulgarie se place dans l'autonnie de l'an 1)07.
Certainement la rapidité foudroyante, r«'tendue d-
1 . V( .\ ez la vignette cî-dessous. V<iy Bischrethung 'les Krieges de» Gro$i/ui.:.
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r,72 UN EMPEREUR BYZANTIN
succès des Ross dans les plus vieilles provinces de la monarchie bulgare ne s'expliqueraient que difficilement, même dans l'état d'affaissement où celle-ci se trouvait alors, si l'on n'admettait, ce qui est fort vraisemblable, que les envahisseurs durent rencontrer dans le pays des adhérents puissants et nombreux. Il existait, en effet, depuis de longues années en Bulgarie un parti fort important, ouvertement hostile au czar Pierre et à sa politique de concession et de faiblesse vis-à-vis de Byzance, l'ennemi héréditaire. Dans ce parti, on ne pouvait oublier que Pierre n'était point l'héritier légitime de la couronne, puisque son frère aîné, fils d'un premier lit du vieux Syméon, avait été dépossédé du trône à son intention. Dans ce parti enfin qui s'intitulait de lui-même parti national, on ne cessait de gémir sur la vieille gloire militaire de la Bulgarie ; on accusait hautement le souverain actuel d'impuissance et de lâcheté. A la tête de ces mécontents se trouvait un des plus illustres boïars du pays, Schischman ou Sisman, également désigné sous le nom de Mokr \ originaire de la forte place de Tirno vo, au pied du Balkan, et père du futur czar de Bulgarie, le fameux Samuel. D'après quelques indications bien vagues fournies par les chroniqueurs, par Cédrénus en particulier, il semble que Schischman et ses quatre fils, David, Moyse, Aaron et Samuel, se soient dès ce moment mis à la tête d'un mouvement révolutionnaire pour profiter de l'invasion russe, arriver à détrôner le roi Pierre, et restituer en Bulgarie l'ancien état de choses '. En tout cas , ils durent, secrètement pour le moins, prêter main-forte à Sviatoslav, ne voyant encore en lui, non le futur oppresseur de la Bulgarie, mais bien un grand et puissant chef militaire qui leur servirait à précipiter du trône le souverain méprisé à l'impéritie duquel ils attribuaient tous les maux de la patrie.
Sviatoslav passa tout l'hiver avec les siens à Pereïaslavets, au milieu des banquets interminables et des orgies guerrières. Brûlant du