‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 182 sur 237 · Voce elata ou latina · texte numérisé non relu

Voce elata ou latina

<ss

L'éveque ayant ensuite demandu k Tempereur de le laisser ret<iurner à son domicile, Nic^'phore fit de la tête un signe d'assentiment, donnant l'ordre à l'infernal geôlier de séquestrer plus que jamais l'envoyé d'Occident dans sa demeure en compagnie de tous les siens. Luitprand y demeura enfermé jusqu'au 20 juillet, si bien gardé môme qu'il ignora absolument durant tout ce temps ce qui se faisait au Palais. On y était cependant fort actif. Le Basileus, en effet, était sur le point de se mettre en route ])our sa nouvelle campagnr h ^•^- ît on juge si le» préparatifs d'une semblable expédition devaient l'asorber tout entier. Puis aussi il s'occupait fiévreusement des affaires d'Italie.

Nous sommes, hélas, aussi peu renseignés que possible sur tous ces événements, mais certainement Nicépliore organisait assidûment la résistance aux Allemands dans la péninsule, et s'il refusait ainsi de laisser partir l'éveque de Crémone , l'empêchant absolument de communiquer

avec son maître, c'est qu'il avait de bonnes raisons i)Our cela. Peut-être espérait-il pouvoir infliger de suite quelque gros échec à la politique d'Othon en Italie et châtier par exemple les princes de Capoue et de Salerne. Peut-être encore pensait-il qu'après cela il lui serait plus facile d'arracher des concessions t\ Luitprand. Surtout, il me semble, il voulait se donner le temps de mettre en état de défense les places du pays de Pouille, de préparer des renforts, et de les exj^édier en Italie en temps utile. Ce qui le prouve, c'est que, durant qu'il retenait si impitoyablement î\ Constantinople le pauvre évêque malade, il envoyait à ses stratigoi en Italie et au marquis Adalbert, qui, avec 6on frère Conon' , ne cessait de s'agiter contre Othon, des secours importants. Luitprand nous

PenomucM andéaiMUqaM latlaa dn x* tUO».

FrMquM de Salnt-CVteMBt de tUma.

Page 1