‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 183 sur 237 · Ou Conrad · texte numérisé non relu

Ou Conrad

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,l,,i,ii,. ,-,. (|('i;iil ciiiiciix (pril vit (lu toit de sa prison partir la flotte (jui |c> poilait. Il compta vingt-([uatre c'IiclaïKlia, plus deux vaisseaux russes plus |)('tits, et deux francs, ce qui signifie probablement que ces ([iiatrc iiavii-('S étaient montes par des auxiliaires de ces deux nations. <( de ne puis aflirmer cependant, ajoute-t-il, que tons les navires de ce convoi m'aient passé sous les yeux. » Il ne semble du icste pas avoir eu très liante opinion de cet armement, dont Nicépliore domia cette l'ois encore le commandement à un eunuque. L'évêque d<' Crémone ne dit pas le nom de celui-ci, mais il a soin de faire remar- (pier à ses souverains qu'une semblable nomination constituait une injure de plus à leur adresse. '( En rase campagne, quatre cents de nos Teutons ain-aient bousculé toute cette armée, ); s'écrie-t-il en guise de j)ér()raison. Toujours fiatteur, le pauvre prélat, mais probablement peu sincère!

Sur cette Hotte de ravitaillement prit place Grimizon , cet ambassadeur du marquis Adalbert auprès de Nicéphore dont il a été question d('jà'. ]j-d [)résence à Constantinople de cet envoyé, auquel la cour l»yzantine semble avoir fait le meilleur accueil, n'avait pas dû rendre ])lus aisée la situation de Luitprand. Grimizon était venu dire à Nicéphore que son maître disposait de huit mille comliattants bien armés, vêtus de cottes de mailles, et qu'il se faisait fort de battre Otlion, |»()nrvu que les Grecs lui expédiassent quelques troupes de renfort. C'était cela (pli retardait à chaque instant les négociations, et mettait obstacle ;\ la mise en liberté de l'évêque. Comme Grimizon réclamait aussi avant toute chose des subsides en argent pour son maître, Nicéphore, qui se défiait, et que toute demande de cette nature avait le don d'inquiéter particulièrement, imagina de confier la somme con- ^•|•mIe à son propre lieutenant à lui, le commandant de la flotte de ^ s('((.uis, avec ordre exi)rès de n'en disposer en faveur d'Adalbert qu'au cas oii ce (h'rnier jnstilierait du nombre de soldats qu'il affirmait posxdcr. Au cas contraire, il était enjoint à l'eunuque de se saisir de la personnedu maripiis et de le livrer... aux Allemands" ! Le Basileus

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