‹ Un empereur byzantin au dixième siècle, Nicéphore PhocasChapitre 186 sur 237 · CM · texte numérisé non relu

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1. M. Zampélios, op. cit., note 822, estime que c'est le même saint cv£qae de Sidle, qui «tt livre sur l'Antéchrist. Voyez Tédition Marquardi Gudii, Paris, 1G(>1.

Elle disait simplement ceci : « Le lion et le lionceau extermineront l'onagre*. » Le prétentieux évêque ne sait comment tourner suffisamment en ridicule ces Byzantins assez stupides pour ne pas découvrir que ce lion et ce lionceau désignaient, non, comme on le pensait à Constantinople, Nicéphore et Othon, mais bien les deux invincibles césars, Othon et sonfils; que l'onagre, par contre, représentait non le Khalife africain, mais bien Nicéphore en personne, a tout à fait digne, par ses mœurs dépravées et son union incestueuse', d'être comparé àun âne sauvage ». L'évêque a très sérieusement consacré de longues pages à cette discussion qui nous semble aujourd'hui bien puérile, et s'efforce d'y prouver à coups de doctes arguments que son interprétation est la seule bonne. Il en prend naturellement occasion pour couvrir une fois de plus Nicéphore d'injures. Il affirme que toute alliance entre l'empereur des Grecs et Othon est devenue impossible et termine en établissant entre les deux princes un parallèle tout à l'honneur du dernier. (( Vous n'êtes pas, s'écrie-t-il, ô mes maîtres, misérablement et ridiculement accoutrés comme l'empereur des Grecs; vous ne portez pas comme lui de longues robes à manches flottantes ; vous ne portez l)as les cheveux longs et la coiffure efféminée des Basileis; vous ne vous nourrissez pas d'aulx, d'oignons et de poireaux; vous ne buvez pas l'abominable mixture qui leur sert de boisson. » Toujours le gastronome irrité qui reparaît, dont l'estomac douloureusement lésé ne peut pardonner tant de mauvais repas mélancoliquement mangés à la table impériale du Grand Palais Sacré.

Le prélat, que sa furieuse rancune fait vraiment déraisonner, comme s'il n'avait pas dit assez de sottises, croit devoir donner ici encore à ses maîtres une seconde raison tout aussi grotesque du départ de Nicéphore pour la Syrie. On sait qu'une disette affreuse, fruit des guerres incessantes, régnait par tout l'empire d'Orient, aussi bien dans la capitale que dans les provinces ■\ « Les deux médimnes de

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